Hajer Cherni
01 Février 2021•Mise à jour: 02 Février 2021
AA / Bruxelles
L'Union européenne (UE) a fermement condamné ce lundi le coup d'État militaire réalisé par l'armée au Myanmar, appelant à la libération des détenus.
Le président du Conseil européen, Charles Michel a appelé, lundi, l'armée birmane à libérer toutes les personnes détenues et illégalement arrêtées lors d'une série de descentes à travers le pays.
"Les résultats des élections devraient être respectés et la voie démocratique devrait être rétablie", a-t-il dit.
De son côté, le Haut Représentant de l’UE aux Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell a exprimé sa vive indignation face à ce coup d’État militaire au Myanmar.
Sur les réseaux sociaux, il a souligné la nécessité de respecter les résultats des élections et la Constitution, indiquant que le peuple du Myanmar revendique la démocratie et que l'Union européenne le soutient.
À l'aube de ce lundi, les chefs de l'armée birmane ont lancé un coup d'État militaire au cours duquel les principaux dirigeants du pays ont été arrêtés.
Des rapports de presse font état de l'arrestation de plusieurs personnalités parmi lesquelles figurent le président du pays, Win Myint, le chef de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) au pouvoir, la chancelière Aung San Suu Kyi et d'autres hauts-fonctionnaires.
Le coup d'État est survenu en conjonction avec la première session prévue de la Chambre des représentants, plébiscitée lors des récentes élections législatives.
Mercredi dernier, le chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing (gouverneur militaire et meneur du coup d'État) a déclaré que l'abrogation de la constitution votée en 2008 pourrait être "nécessaire" dans certaines circonstances.
Mais dans la journée du samedi, l'armée a annoncé son engagement envers la constitution du pays, dans ce que les observateurs ont considéré comme un retrait de la menace du chef de l'armée, qui a soulevé des inquiétudes internationales.
L’armée a par la suite publié un communiqué expliquant que les déclarations de son commandant en chef ont été mal interprétées et souligné l’engagement de l’armée envers la constitution du pays.
La junte militaire a dirigé le Myanmar jusqu'au début des réformes démocratiques lancées en 2011.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni