Majdi Ismail
11 Janvier 2021•Mise à jour: 11 Janvier 2021
AA / Athènes / Tewfik Dural
Le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, Alexandros Papaioannou, a déclaré, lundi, que son pays n'a pas reçu jusqu’à présent d'invitation de la partie turque pour tenir des discussions exploratoires autour de la Méditerranée orientale.
Le porte-parole de la diplomatie grecque réagissait ainsi à une déclaration faite par le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, qui avait appelé Athènes à organiser des discussions exploratoires pour la tenue d’une réunion au courant du mois de janvier. Papaioannou a souligné : « Nous n'avons reçu jusqu’à aujourd'hui aucune invitation de la part du ministère turc des Affaires étrangères pour arrêter la date du 61ème round des discussions exploratoires ».
Il a ajouté que la « Grèce avait fait part auparavant de sa volonté d’y répondre favorablement au cas où la partie turque lui adresserait une invitation, conformément au droit international au sujet de la détermination du Plateau continental et de la délimitation des espaces maritimes ».
Cavusoglu avait appelé la Grèce, plus tôt dans la journée du lundi, au cours d'une conférence de presse coanimée avec son homologue de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), Tahsin Ertuğruloğlu, à tenir des discussions exploratoires à compter du mois de janvier courant.
Une annonce avait été faite auparavant au sujet de la tenue du 61ème round des discussions exploratoires entre la Turquie et la Grèce dans la ville d'Istanbul.
Le premier round des discussions exploratoires entre les deux pays avait démarré en 2002, tandis que la dernière réunion remonte au mois de mars 2016, et avait eu lieu dans la capitale grecque Athènes. Depuis cette date, les pourparlers entre les deux pays se sont poursuivis sous forme de concertations politiques sans pour autant retourner au « cadre exploratoire ».
La zone de la Méditerranée orientale est le théâtre de tensions après la prise par la Grèce de mesures unilatérales avec la partie grecque de l'île de Chypre et nombre de pays de la région, au sujet des espaces maritimes dans la zone.
La Grèce fait peu de cas de l'invitation lancée par Ankara à négocier au sujet des questions de la Méditerranée orientale, de la Mer Egée pour identifier des solutions équitables aux problèmes en suspens. De son côté, la Turquie réitère régulièrement sa ferme position de prendre les mesures adéquates contre toute décision unilatérale.
*Traduit de l’arabe par Hatem Kattou