Laith Joneidi
26 Juin 2018•Mise à jour: 26 Juin 2018
AA / Amman / Laith Joneidi
Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi a déclaré mardi qu'il n'y avait pas de réfugiés syriens aux frontières jordano-syriennes qui, d’ailleurs, resteraient fermées.
C'est ce qui ressort d’un tweet publié par Safadi sur son compte officiel.
"Les contacts jordaniens concernant le Sud de la Syrie visent à arrêter l'effusion du sang syrien, à soutenir une solution politique et à aider les personnes déplacées à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie", a souligné le chef de la diplomatie jordanienne dans son tweet.
Safadi a nié la présence de personnes déplacées sur les frontières de la Jordanie.
"Nos frontières resteront fermées et l'Organisation des Nations Unies sera en mesure de protéger les habitants dans leur pays, nous aidons autant que possible nos frères et protégeons nos intérêts et notre sécurité", a-t-il ajouté.
L'ONU a exprimé lundi son inquiétude face aux informations faisant état d'une escalade de la violence dans le sud-ouest de la Syrie. Une résurgence des hostilités qui aurait provoqué le déplacement de quelque 45 mille personnes vers la frontière jordanienne.
Depuis mercredi dernier, le régime syrien et son allié iranien ont lancé des opérations terrestres et des raids aériens intensifs sur les positions de l'opposition dans l'est de la province de Deraa, malgré les avertissements des États-Unis.
La province de Deraa fut l’une des zones de désescalade convenues en mai 2017 par la Turquie, l'Iran et la Russie, dans le cadre des pourparlers d’Astana en mai 2017.
Un accord russo-américain a dépourvu la province de ce statut de zone de désescalade, seulement deux mois après l'accord tripartite, et Washington a par la suite coupé son aide à l'opposition syrienne.