AA/Kuala Lumpur / P Prem Kumar
La police malaisienne a déclaré, mardi, avoir retrouvé sept autres dépouilles de migrants, présumés victimes de trafiquants d’êtres humains, dans des tombes situées le long de la frontière nord avec la Thaïlande.
Le chef de la police de l’Etat de Perlis, Shafie Ismail, a déclaré, mardi, que sept squelettes avaient été retrouvés, lundi.
Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce de la découverte de 99 corps de migrants enterrés dans des tombes de la région de Lubuk Sireh.
«Le travail d’exhumation est terminé. Nous avons jusqu’à maintenant déterré 106 squelettes et certaines des tombes ont été retrouvées vides» a révélé Ismail.
Les opérations d’exhumation vont être interrompues, tandis que les dépouilles vont être emportées par des équipes médico-légales pour subir des autopsies.
«Nous continuerons à ratisser la région» a néanmoins assuré l’officier de police.
Ces dernières découvertes interviennent près d'une dizaine de jours après les déclarations du chef de la police nationale du Myanmar, Khalid Abu Bakar, qui avait affirmé être certain qu’aucun autre charnier ne sera trouvé sur le territoire malaisien.
«Nous n’avons détecté aucune trace d’activité similaire à la frontière ou dans les environs. Nous sommes certains qu’il n’y a aucune autre tombe» a affirmé, mercredi, Abu Bakar aux journalistes réunis dans la capitale malaisienne, Kuala Lumpur.
Quelques 139 tombes avaient été découvertes, le 26 mai, dans 28 camps à proximité de la ville de Pandang Besar, sur la frontalière avec la Thaïlande.
La ville de Pandang Besar aurait servi de point de repos pour les trafiquants d’êtres humains transportant par bateaux les migrants, pour la plupart des musulmans Rohingyas, depuis le Myanmar et le Bangladesh.