Nadia Chahed
28 Septembre 2017•Mise à jour: 28 Septembre 2017
AA/Bamako/Mohamed Ali
La rencontre d'Anéfis (Nord du Mali) prévue à partir de jeudi et sur une durée de cinq jours en vue de mettre en oeuvre les engagements de l'accord de cessation des hostilités entre la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) et la Plateforme (Mouvements du 14 juin 2014 d'Alger) a été reportée au lundi 2 octobre, ont annoncé des responsables des deux mouvements.
Ce report a été dicté par des contraintes logistiques relatives, notamment, au déplacement des participants (environ un millier) attendus à cette rencontre, a indiqué, mercredi soir, Bilal Ag Achérif (CMA) à l’issue d’une rencontre avec des membres du gouvernement malien et des représentants de la médiation internationale conduite par l’Algérie.
Il a, notamment évoqué le nombre important de participants et la longueur des distances qui séparent le lieu de la rencontre de ceux de départ des différentes délégations.
Les délégués qui partiront pour la plupart des cinq régions du Nord (Tombouctou, Taoudenit, Gao, Menaka et Kidal) seront acheminés vers Anefis par route, seule une cinquantaine de cadres des deux mouvements présents à Bamako voyagera à bor de vols de l’ONU jusqu’à Kidal mais fera le reste du trajet par route.
Ag Achérif et Fahad Ag Almahmoud (Plateforme) qui prenaient également part à la réunion de mercredi, ont à l'occasion exposé l’objet de la rencontre d'Anéfis, à savoir la préparation de la mise en œuvre des arrangements convenus entre les deux parties dans un accord de cessation totale et définitive de toute forme d’hostilités signé le 20 septembre dernier à Bamako.
Il s’agira concrètement, ont-ils précisé, de sensibiliser les bases et les populations sur le contenu de l'accord en question, de mettre en place une commission de haut niveau chargée d’encadrer le processus de réconciliation entre la CMA et la Plateforme, d’organiser le retour coordonné des hommes de la Plateforme à Takalot (localité d’où ils avaient été chassés en juillet 2017 par la CMA à la suite de combats meurtriers).
La délégation gouvernementale et celle de la Médiation internationale ont, de leur côté, encouragé les deux mouvements et ont réitéré leur engagement à soutenir toutes les activités visant à consolider la paix et à créer des conditions favorables à la mise en œuvre de l’Accord d’Alger.