Feiza Ben Mohamed
23 Octobre 2023•Mise à jour: 25 Octobre 2023
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Les deux organisatrices de la manifestation pro-palestinienne interpellées dimanche après-midi avant d’être placées en garde à vue, ont été libérées lundi en début d’après-midi, a appris Anadolu auprès de leur avocat Maître Sefen Guez Guez.
« Hager et Amira ont été placées injustement en garde à vue », estime le conseil qui assure que « malgré les investigations faites, rien n’a prouvé qu’elles auraient enfreint la loi en organisant une manifestation qui a été interdite ».
L’avocat dénonce « une procédure-bâillon pour les intimider en criminalisant le soutien à la cause palestinienne » et se félicite qu’elles « ressortent libres de toute charge ».
Dimanche, alors que le Conseil d’Etat avait confirmé dans la matinée l’interdiction de manifester dans la capitale azuréenne, l’événement avait malgré tout rassemblé plusieurs centaines de personnes, sur la place Masséna.
Si les deux organisatrices ont bien informé les participants que la manifestation était interdite, ces derniers ont refusé de quitter les lieux et ont souhaité pouvoir afficher leur soutien au peuple palestinien.
Le cortège s’était alors élancé en direction de plusieurs rues adjacentes avant d’être bloqué par un important dispositif de sécurité empêchant les manifestants d’accéder à la mairie de Nice où le drapeau d’Israël a été accroché à l’initiative du maire de la ville, Christian Estrosi.