Nour Mahd Ali Abu Aisha
30 Mars 2018•Mise à jour: 31 Mars 2018
AA / Gaza / Nour Abu Aisha
Le ministère palestinien de la Santé a déploré vendredi douze martyrs et plus de 1100 blessés par l'armée israélienne, qui a tiré à balles réelles et a eu recours aux grenades lacrymogènes contre les Palestiniens près de la frontière entre la Bande de Gaza et Israël.
Achraf Al-Qodra, le porte-parole du ministère de la Santé, a rapporté dans une déclaration à Anadolu que "depuis les premières heures du matin, les hôpitaux de Gaza ont reçu les corps de douze martyrs et admis plus de 1100 blessés "
Al-Qodra a déclaré que les martyrs étaient: Mohammed Kamal Najjar (25 ans), Wahid Nasrallah Abu Sammour (27ans), Amine Mansour Abu Muammar (22 ans), Mohammed Naim Abu Amr (27ans), Ahmed Ibrahim Odeh (19 ans), Jihad Ahmed Freina (34 ans), Mahmoud Saadi Rahmi (33 ans), Ibahim Abu Chaar (22 ans), Abdelfattah Bhjat Abdelnabi (18 ans), Abdelkader al-Hawajri (42 ans), Sari Abu Odeh et Hamdan Abu Amcheh.
Des dizaines de milliers de Palestiniens se sont rassemblés à plusieurs endroits près de la barrière entre la Bande de Gaza et Israël depuis vendredi matin en réponse à l’appel des factions palestiniennes à participer à la Marche du Grand retour.
La Marche du Grand retour de ce vendredi, vise à rompre le blocus israélien imposé à la Bande de Gaza depuis plus de 10 ans. L’événement coïncide, d’autre part, avec la Journée de la Terre, qui commémore la confiscation, en 1976, par Israël de 25 mille dounams (un dounam = 1000 mètres carrés) de terre en Galilée. Le bilan de cette journée-là s’était alors établi à six martyrs palestiniens, une centaine de blessés et des centaines d’arrestations.
Pour sa part, l'armée israélienne a déclaré dans un communiqué dont une copie est parvenue à Anadolu que la région de la barrière entre la Bande de Gaza et Israël était déclarée "zone militaire fermée".
A la veille de la Marche du Grand retour, Israël a estimé que la tâche principale de son armée était d'empêcher les Palestiniens de franchir la clôture de sécurité dressée le long de la frontière de la Bande de Gaza.
Les militaires ont donc reçu des ordres explicites de recourir aux munitions réelles, tel que l’ont rapporté plusieurs média israéliens.
Le quotidien israélien "Haaretz" a en effet rapporté dans son numéro du 29 mars que "l’institution de sécurité estimait que l’armée israélienne serait en mesure d’empêcher les Palestiniens de franchir la barrière de sécurité, et que l'usage aux munitions réelles était envisagé".