AA/Mexico (Mexique)/ Nancy Caouette
Des milliers d’enseignants et d’employés d’établissements scolaires de l’Etat de Guerrero ont bloqué mardi, la route menant à l’Aéroport international d'Acapulco, forçant des dizaines de voyageurs à marcher sur une distance de plus de 1,5 km pour accéder à l'aéroport.
Les membres de la Coordinadora Estatal de Trabajadores de la Educación en Guerrero (CETEG), plus important syndicat d’enseignants dans le pays, ont mené une marche à Acapulco, ville portuaire de l'État du Guerrero, dans le sud du Mexique, pour réclamer le paiement des salaires du personnel auxiliaire, non versés depuis des semaines, d’après le syndicat.
Les enseignants ont déclaré avoir également marché en hommage aux quarante-trois étudiants disparus cinq mois auparavant dans la ville d’Iguala, située dans le même Etat de Guerrero.
Les employés des établissements scolaires, venus des sept différents districts de l’Etat, ont affirmé vouloir rencontrer les autorités, ajoutant qu'ils «auraient recours à des actions plus radicales» si leurs demandes n’étaient pas satisfaites.
Un porte-parole de la CETEG, Luis Miranda, a déclaré à une station de radio locale, que son groupe pourrait interrompre l'Open du Mexique, un tournoi de tennis international ayant débuté lundi.
Miranda a ajouté qu’ils pourraient également perturber les opérations aériennes à l’Aéroport international d'Acapulco, si des représentants du gouvernement n’acceptent pas de rencontrer des responsables du syndicat.
Au moins un millier d’agents de la police ont été déployés pour contenir la manifestation des enseignants.
A environ 211 km au sud d’Acapulco, des proches et des camarades de classe des étudiants disparus ont mené mardi, une marche à Iguala, ville dans laquelle quarante-trois jeunes étudiants de l’Ecole Normale Rurale de Ayotzinapa ont disparus, le 26 septembre dernier.