Gülşen Topçu,Mehmet Nuri Uçar,Ayvaz Çolakoğlu
14 Mars 2017•Mise à jour: 15 Mars 2017
AA - Istanbul (Turquie) - Ayvaz Colakoglu
L'ancien président de la République de Tunisie, Moncef Marzouki a déclaré "la Turquie est l'objet, de la part de ses ennemis, qui ont échoué avec la tentative de coup d'état du 15 juillet, d'une guerre de prolongation".
Dans une tribune, intitulé "A la suite de l'échec du coup d'Etat, qu'en est-il des auteurs du complot" signé Moncef Marzouki et mis en ligne lundi sur un site internet, ce dernier apporte une analyse sur la crise vécue entre la Turquie et les Pays-Bas.
"L'ennemi, qui avec le coup d'Etat meurtrier (du 15 juillet), a manqué son objectif, joue la guerre de prolongation. Il y a deux façons de mener cette guerre. La première est d'avoir recours à une propagande diffamatoire dans le but de mettre en pièces le front adverse, c'est la guerre dite "douce", la deuxième est d'appliquer un blocus diplomatique et économique, dite guerre "violente" a-t-il noté, précisant que cette voie a été adopté afin d'affaiblir la Turquie, les attaques terroristes et le coup d'Etat n'ayant pas donné les résultats escomptés.
Marzouki a signifié qu'une campagne calomnieuse est menée dénonçant les mesures prises par le gouvernement contre les putschistes, avec des arguments du style les droits de l'Homme et l'Etat de droit, dont le seul objectif est d'empêcher le "nettoyage" qui va permettre d'aboutir à une victoire finale face aux putschistes.
"Dans cette guerre de prolongation ouverte à la Turquie, sous des allégations d'atteintes aux droits des auteurs du coup d'Etat manqué, des demandent de sanctions internationales contre le gouvernement turc peuvent même être réclamées, il s'agit là de la diplomatie "à double face" de l'Occident" précise-t-il.
"Quand à la guerre dite "violente", l'objectif est de porter atteinte à l'économie est aux sources de richesses de la Turquie, lors de la contre-révolution dans les pays arabes, cette guerre-là a joué un rôle de premier plan" a-il fait remarquer.
Marzouki a relevé que, d'après lui, deux points sensibles pour les Turcs seront brandis comme des menaces dans cette guerre, la possibilité d'interruption du processus d'adhésion à l'Union Européenne sous des faux prétextes et la menace de retrait de l'OTAN.
"Cette guerre est la guerre du monde sunnite, la Turquie ne doit pas être laissée seule", après avoir formulé ce voeu, Marzouki a été forcé de reconnaître que la Turquie sera très probablement seule à mener cette guerre.