Barış Seçkin
13 Juillet 2020•Mise à jour: 13 Juillet 2020
AA - New York - Mohamed Tarek
Les Nations Unies ont annoncé, lundi, que près de 690 millions de personnes ont souffert de la famine en 2019, soit une hausse de 10 millions par rapport à 2018, relevant que la pandémie de la Covid-19 fait planer le risque d’ajouter 130 millions personnes de plus à cette liste en 2020.
C’est ce qui ressort d’une conférence de presse animée par Maximo Torero, Directeur général-adjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) par visioconférence, à partir du siège de l’ONU à New York.
La conférence de presse a été organisée à l’occasion du lancement du Rapport mondial annuel sur la état des lieux de la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde.
"Selon les données du Rapport, les pays du continent asiatique comptent le plus rand nombre de personnes mal-nourries dans le monde avec 381 millions d’individus, suivis de l’Afrique avec 250 millions, puis de l’Amérique Latine et des Caraïbes (48 millions)", a-t-il dit.
"Selon les estimations contenues dans ce Rapport, la pandémie de la Covid-19 pourrait enliser plus de 130 millions de personnes de plus, un peu partout dans le monde, au cercle de la famine chronique, d’ici la fin de l’année 2020", a-t-il alerté.
Le Rapport en question avance des preuves qui attestent que "le coût d’un modèle de nutrition quotidienne saine est de loin supérieur à 1,9 dollars, qui représente actuellement le seul de la pauvreté", a-t-il poursuivi.
De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a adressé un message à l’occasion de la publication du Rapport, dans lequel il a mis en garde la communauté internationale.
"Le Rapport de cette année adresse un signal d’une dimension concrète en vertu duquel que la famine est présente en force et s’étend dans la majorité des régions du monde", a-t-il, notamment, dit.
"La pandémie de la Covid-19 pourrait faire de telle sorte que le pire est à venir. Un plus grand nombre de personnes pourraient s’enliser dans les griffes de la famine cette année et nous ne pouvons pas permettre cela", a-t-il conclu.