Mennatallah H. H. M. Said A.
10 Novembre 2021•Mise à jour: 10 Novembre 2021
AA / Varsovie
La police polonaise a arrêté plus de 50 migrants en situation irrégulière, ce mercredi, qui ont traversé la frontière polonaise, via la Biélorussie, au cours des dernières 24 heures.
Le porte-parole de la police de Podlachie, Tomas Krupa, a déclaré qu’au cours des dernières 24 heures, la police a arrêté plus de 50 personnes près de Bialowieza après avoir traversé illégalement la frontière.
Krupa a ajouté que la police "est toujours à la recherche d'autres migrants", selon la chaîne d’information européenne, Euronews.
Dans ce contexte, le ministre polonais de la Défense Mariusz Błaszczak a déclaré que "la situation n'est pas calme" à la frontière.
Et d’ajouter que de plus petits groupes de migrants tentaient maintenant de franchir les frontières de l'Union européenne et des États membres de l'OTAN.
"Nous avons maintenant affaire à de plus petits groupes qui attaquent simultanément la frontière polonaise dans de nombreux endroits", a-t-il poursuivi.
Dans ce contexte, le ministre biélorusse des Affaires étrangères, Vladimir Makeï, a accusé, ce mercredi, l'Occident de fabriquer la crise migratoire à la frontière polonaise, pour imposer de nouvelles sanctions à Minsk (capitale de la Biélorussie).
Lors d'une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, Makeï a déclaré : "à la lumière de la cinquième série de sanctions dont ils parlent en Occident, le prétexte utilisé cette fois est la crise migratoire créée par l'Union européenne, et ses Etats membres, qui partagent une frontière commune avec la Biélorussie".
Makeï a appelé à une "réponse conjointe" avec la Russie dans ce qu'il a qualifié d’"actions hostiles" à l’encontre de la Biélorussie.
Pour sa part, Lavrov a déclaré que Minsk et Moscou "ont effectivement renforcé leur coopération de manière efficace, pour contrer une campagne contre la Biélorussie, lancée par Washington et ses alliés européens dans les organisations internationales".
De nombreux demandeurs d'asile ont tenté de traverser la frontière, dans la journée du lundi, pour entrer en Pologne depuis la Biélorussie, où il y a actuellement environ 4 000 demandeurs d'asile aux frontières des deux pays, selon l'agence de presse polonaise.
L'Union européenne accuse le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, d'avoir coordonné l'arrivée de cette vague de migrants et de réfugiés dans l'est de l’Union, en riposte aux sanctions européennes imposées contre son pays, après la "répression brutale" exercée par son régime contre l'opposition.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.