Riyaz Khaliq Khaliq
29 Juillet 2024•Mise à jour: 30 Juillet 2024
AA / Istanbul / Riyaz ul Khaliq
La situation à Gaza est un « exemple classique » de « perte d'humanité », a déploré, lundi, le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim.
Ce dernier a qualifié cette situation de « dénuée de principes » en matière politique, économique et culturelle, « où nous avons perdu notre humanité ».
« Gaza est un exemple classique où, au nom de la démocratie, on peut autoriser et tolérer un chaos total, ainsi que la pire forme d'oppression », a déclaré le Premier ministre malaisien lors de la 7e conférence mondiale sur la pensée et la civilisation islamiques, qui s'est tenue dans la ville d'Ipoh, au nord-ouest de la Malaisie.
Et Anwar d'ajouter : « Il y a un défi à relever (...) pour offrir une alternative viable, significative et efficace et ne pas se laisser aller au désespoir ».
Ses propos interviennent alors que la guerre israélienne contre l'enclave côtière palestinienne assiégée en est à son dixième mois.
Les bombardements incessants des avions israéliens ont causé la mort de plus de 39 300 Palestiniens depuis le 7 octobre de l'année dernière.
La plupart des victimes sont des femmes et des enfants, tandis que plus de 90 800 personnes ont été blessées, selon les autorités sanitaires locales de Gaza.
Appelant à un « changement significatif et pratique », Anwar Ibrahim a déclaré que les sociétés actuelles « ont perdu (...) le sens de la justice, (il y a) un déficit de valeurs, entraînant une mauvaise gouvernance et un manque de compassion ».
« Nous décidons de ce qui est bien (et) de ce qui est mal, de ce qui est juste et de ce qui ne l'est pas. ... La question de savoir si nous avons de l'empathie pour le sort des pauvres (est) basée sur l'intérêt (…) et non sur les principes de justice et d'humanité », a déclaré l'homme d'État malaisien, âgé de 76 ans.
Anwar Ibrahim a souligné l'importance « d'organiser des dialogues et des conférences sur les questions liées à l'islam afin de favoriser la compréhension mutuelle et l'appréciation des différences ».
« Le manque d'engagement sur ces sujets est l'une des raisons de la propagation de l'islamophobie », a déclaré Anwar, qui est également un universitaire de renom.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj