Fatma Bendhaou
19 Octobre 2021•Mise à jour: 19 Octobre 2021
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné, mardi, l’audition de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, dans l’affaire dite « des sondages de l’Elysée », selon une information rapportée par la presse nationale.
La justice entend recourir, si besoin, « à la force publique pour qu'il soit entendu le 2 novembre ».
Cette décision intervient alors l’ancien chef de l’Etat, qui bénéficie de l’immunité pénale constitutionnelle dans ce dossier, avait expliqué, lundi, dans un courrier adressé à la Cour, qu’il n’entendait « nullement » se présenter au tribunal pour un quelconque témoignage.
C’est donc en vertu des pouvoirs qu’il possède, que le tribunal judiciaire de Paris a délivré un « mandat d’amener » à l’encontre de Nicolas Sarkozy afin qu’il soit entendu en dépit de son opposition.
Cité par BFMTV, le président de la Cour a estimé qu’il « ne fait nullement obstacle à ce qu'un ancien président soit entendu en qualité de témoin ».
À noter que ce procès, qui se tiendra jusqu’au 12 novembre, vise six personnes réputées proches de Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant et Emmanuelle Mignon, suite à une plainte déposée en 2010 par l’association de lutte contre la corruption Anticor.
Les faits pour lesquels les prévenus sont poursuivis concernent plus de 200 sondages, commandés et financés par l’Elysée à l’institut détenu par le conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson.
Le bénéfice de ces sondages aux montants astronomiques, avoisine les 1,4 millions d’euros, soit une marge de 65% comme le souligne Europe 1, sans qu’aucun appel d’offres n’ait été diligenté en amont.