Mohammed Maher Ben Romdhane
27 Octobre 2019•Mise à jour: 28 Octobre 2019
AA / Abduljabar Aburas
Des sources américaines ont déclaré, dimanche à l'aube, que le chef de l’organisation terroriste Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, a été tué lors d’une opération top-secrète, réalisée par les forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie.
Le magazine américain Newsweek a affirmé, d’après des responsables au Pentagone, que l’opération avait également engendré la mort des deux femmes du chef de Daech. Ses enfants ont survécu à cette opération.
L’opération a eu lieu, d’après le magazine américain, une semaine après le feu vert donné par le président des Etats-Unis, Donald Trump, qui procédera, selon la Maison-Blanche, à une « grande annonce » à 13 heures GMT.
Newsweek a ajouté qu’un haut responsable au Pentagone, informé des résultats de l’opération, avait affirmé que le Département américain de la Défense avait notifié la Maison-Blanche de la « fiabilité des informations » se rapportant à la mort d’al-Baghdadi dans cette opération. Les analyses ADN et biologiques étaient en cours, dimanche matin, pour reconnaître la dépouille.
Pour ce qui est du déroulement de l’opération, le responsable a déclaré : « Un affrontement de courte durée a eu lieu au moment de l’intervention des forces américaines dans le village de Baricha où se situait al-Baghdadi. Ce dernier s’est, par la suite, suicidé en enclenchant sa ceinture explosive, en présence de ses proches ».
Le magazine américain a indiqué, selon le Pentagone, les enfants d’al-Baghdadi avaient survécu à cette opération. Ses deux épouses qui étaient présentes se sont également suicidées en enclenchant leurs ceintures explosives.
Des forces spéciales américaines d'élite relevant de l’unité « Delta Force » ont mené cette opération après avoir reçu les informations de renseignement nécessaires à sa réalisation.
Le lieu de cette opération faisait l’objet, depuis un certain temps, d’un contrôle et d’une surveillance accrue de la part des Américains. Il a été, intégralement, détruit par un deuxième raid aérien pour empêcher sa conversion en un « mémorial » du chef de l’organisation terroriste.