Nadia Jennene
01 Octobre 2017•Mise à jour: 01 Octobre 2017
AA/Gérone
Au moins38 personnes ont été blessés suite à l'intervention de la garde civile espagnole pour empêcher la tenue du référendum illégal sur l'indépendance. Trois des blessés sont dans un état critique.
Depuis la matinée de dimanche, les forces de sécurité continuent à entrer de force dans les bureaux électoraux et à saisir les bulletins de vote, déclenchant ainsi des affrontements avec les indépendantistes.
Le centre des urgences de Catalogne a annoncé, dans un communiqué diffusé sur Facebook, qu'au moins 38 personnes ont été blessées suite à l’assaut des forces de la police.
Trois blessés sont dans un état critique, 9 ont été transférés dans des centres de soins et d'autres ont été soignés sur place.
Le président de la région autonome de Catalogne, Carles Puigdemont, est parvenu à voter dans l'un des bureaux de la ville de Gérone, pris d’assaut par la police espagnole.
Dans son allocution prononcée à l'occasion, Puigdemont, qui a été chaleureusement accueilli par les indépendantistes, a affirmé que le gouvernement espagnol a entrepris une démarche honteuse.
Le responsable a indiqué que le gouvernement central a eu recours la violence, aux matraques et aux balles en caoutchouc contre les résidents de la Catalogne qui voulaient voter convenablement.
Assurant que le référendum sur l'indépendance est toujours en vigueur et que le vote se poursuit dans la région, Carles Puigdemont a souligné que le gouvernement espagnol a perdu beaucoup de choses aujourd'hui et que, parallèlement, la Catalogne a gagné.
Le porte-parole du gouvernement catalan Jordi Turull a, de son côté, appelé Enric Millo, le représentant du gouvernement espagnol en Catalogne à démissionner de son poste.