Mohammed Hamood Ali Al Ragawi
01 Décembre 2022•Mise à jour: 05 Décembre 2022
AA / Berlin
Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a averti jeudi les alliés occidentaux de ne pas "sous-estimer" la Russie, malgré les succès réalisés par Kiev dans sa contre-offensive contre les forces russes.
"Grâce à la résistance du peuple ukrainien et au soutien sans précédent des alliés de l'OTAN, l'Ukraine a fait des progrès significatifs", a déclaré Stoltenberg dans son discours lors de la Conférence de Berlin sur la sécurité.
Et d'ajouter, "mais nous ne devons pas sous-estimer la Russie qui poursuit ses frappes contre les villes ukrainiennes, les civils et les infrastructures vitales, causant d'énormes dégâts. De plus, l'hiver ajoute de la souffrance à la misère".
Stoltenberg a noté que l'OTAN paie le prix de son soutien à l'Ukraine "financièrement", alors que le prix que paient les Ukrainiens est en sang.
Il a souligné que les alliés de l'OTAN continueront à fournir un soutien militaire à l'Ukraine.
"L'occupation de l'Ukraine par la Russie n'était pas surprenante", a déclaré Stoltenberg, notant que "des rapports effectués par les services de renseignement avant le début de la guerre, ont prédit ces scénarios''.
Le secrétaire général de l'OTAN a rappelé, en ce sens, que "l'alliance ne fait pas partie du conflit en Ukraine. En revanche, elle soutient Kiev pour se défendre".
Stoltenberg a déclaré également que l'OTAN "a essayé pendant des années d'établir des relations constructives avec la Russie1. Ce n'est plus possible, dit-t-il, depuis que Moscou a mené sa guerre en Ukraine.
"La guerre en Ukraine n'a pas été déclenchée en février 2022, mais plutôt depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014", a souligné Le secrétaire général de l'OTAN.
Le 24 février, la Russie avait lancé une attaque contre l'Ukraine, suivie d'un rejet international et de sanctions économiques sévères contre Moscou.
Pour mettre fin à son opération, la Russie exige que l'Ukraine renonce à son projet de rejoindre des entités militaires et adopte une position de neutralité, ce que cette dernière considère comme une "ingérence" dans sa la souveraineté.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni