Mehmet Burak Karacaoğlu,Ahmet Karaahmet
30 Juin 2021•Mise à jour: 01 Juillet 2021
AA / Idleb (Syrie)
Les civils qui ont échappé aux attaques du régime de Bachar al-Assad et de ses partisans en Syrie se sont réfugiés dans des camps à Idleb, à la frontière turque, qu’ils considèrent comme une zone sécurisée. Ces réfugiés espèrent que la porte frontière de Babulhava reste ouverte aux aides humanitaires pour qu’ils puissent continuer à vivre.
Des millions de civils ont été menacés de famine après que la Russie a voulu empêcher l'entrée d’aides humanitaires dans le pays, où la guerre civile se poursuit toujours. Le seul point de passage se trouve à Hatay, dans le sud de la Turquie, qui est celui de Cilvegozu.
Al-Ahmad Gaymis, l’un des réfugiés qui a dû quitter son domicile et qui s’est installé dans un camp à Idleb, explique que si le passage des aides s’arrête ses deux enfants malades mourront.
"Mes enfants utilisent des médicaments depuis un an et demi. Ils doivent les prendre pendant encore deux ans, tous les jours. Sinon, leur maladie s’aggravera. Si la porte frontière de Babulhava ferme, nous recevrons plus de médicaments. Pourquoi punir ces enfants ?", a-t-il ajouté.
Enes Gabi, un autre réfugié qui a également dû se déplacer il y a un an et demi, a déclaré que leur seul espoir est le point de passage de Babulhava.
"La Russie, qui a détruit nos maisons et bombardé nos villes, veut maintenant fermer notre porte frontière qui est notre seul espoir. Toutes les aides et les médicaments passent par cette porte. La fermeture de cette porte signifie la mort de plusieurs centaines de réfugiés qui vivent ici", a-t-il affirmé.
- Les aides envoyées en Syrie par l’ONU
Depuis 2014, les Nations Unies acheminent des aides humanitaires aux personnes en situation de besoin à Idleb, en particulier aux réfugiés qui vivent dans des camps.
Jusqu'en 2020, les aides humanitaires envoyées en Syrie entraient dans le pays par quatre points de passage, dont deux en Turquie. Or, la Russie a d’abord diminué ce chiffre à deux.
Par la suite, elle a annoncé que seule la porte frontière de Babulhava, par laquelle 1 000 camions d'aide humanitaire passent chaque mois en Syrie, restera ouverte pour une durée d’un an, qui sera malheureusement finie en juillet.
Il faut que cette durée soit renouvelée pour que les aides se poursuivent dans le pays.
L'ONU, les organisations d'aide internationale, la Turquie, les États-Unis et les pays occidentaux veulent augmenter le nombre de point de passage.
En revanche, la Chine, ainsi que la Russie, ne sont pas d’accord pour l’ouverture du point de passage Cilvegozu, en Turquie. Ainsi, si la Russie le refuse, ce point de passage (Cilvegozu) sera aussi fermé.
* Traduit du turc par Hilal Serefli Sari