Nadia Akari
12 Mars 2016•Mise à jour: 13 Mars 2016
AA/Séoul / Alex Jensen
Le commandement militaire de la Corée du Sud a menacé, samedi, d’entraîner « la destruction du régime de Pyongyang », après que la Corée du Nord a averti, plus tôt durant la même journée, se préparer à une attaque préventive contre les manœuvres militaires communes actuelles entre Washington et Séoul.
Accusant les alliés de préparer leur propre attaque, l’état-major général de l’armée populaire nord-coréenne a déclaré « n’attendre que l’ordre du digne commandement suprême pour lancer une attaque préventive de justice contre les agresseurs ».
La déclaration diffusée par l’agence de presse gouvernementale nord-coréenne KCNA a également menacé de « libérer » le sud de la péninsule coréenne avec une offensive coréenne de type « blitzkrieg ».
Le Blitzkrieg [ guerre éclair en allemand] est une stratégie offensive visant à emporter une victoire décisive par l'engagement localisé et limité dans le temps d'un puissant ensemble de forces mécanisées, terrestres et aériennes dans l'optique de frapper en profondeur la capacité militaire, économique ou politique de l'ennemi.
Samedi matin, le comité d’état-major nord-coréen a annoncé dans un communiqué que «Pyongyang serait prête à mener des attaques préventives contre Séoul», s’il s’avère que la Corée du Sud et les Etats-Unis, qui effectuent actuellement des manœuvres militaires communes, ont «l’intention d’occuper le territoire coréen du nord».
Trois cents mille soldats sud-coréens et 15 mille autres américains participent aux manœuvres militaires communes entre Séoul et Washington qui se poursuivront jusqu’à la fin du mois d'avril 2016.
Tandis que le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, au début du mois courant, une nouvelle résolution avec des sanctions plus sévères à l’encontre des ambitions nucléaire de Pyongyang, Séoul et Washington ont, en parallèle, renforcé leur alliance militaire face à l’absence de signes de retrait de la Corée du Nord.
Malgré l'interdiction onusienne, la Corée du Nord a mené, le 7 février dernier, un lancement de missile qui lui a permis de mettre sur orbite un engin présenté comme étant un satellite.
Plusieurs milieux internationaux, considèrent cependant que la Corée du Nord se sert du lancement du satellite, comme couverture pour un test de missile balistique.
La Corée du Nord a, par ailleurs, procédé à quatre essais nucléaires en 2006, 2009, 2013 et en 2016.