Mona Saanouni
05 Juin 2018•Mise à jour: 06 Juin 2018
AA/Kérusalem/Abdel Raouf Arnaout
Le ministre israélien du Renseignement, Yisrael Katz, a déclaré mardi "qu'une coalition militaire regroupant les Etats occidentaux, arabes et Israël pourrait être formée si Téhéran ne se plie pas aux demandes américaines relatives à son programme nucléaire".
Il a ajouté, dans une déclaration accordée à la radio israélienne, que "la réponse de l'Occident aux menaces lancées depuis Téhéran doit être claire".
Katz n'a pas défini les Etats qui formeront l'alliance, sachant que les Etats occidentaux avaient annoncé, au cours des dernières semaines, leur opposition à la position américaine quant à l'Accord nucléaire iranien.
Katz a estimé que "l'annonce par l'Iran de son intention d'accélérer l'enrichissement de l'uranium montre que les responsables là-bas sont dans un état de panique".
Il a considéré que "les sanctions annoncées par le président américain Donald Trump sur Téhéran ont commencé à porter leurs fruits".
"Les Iraniens doivent choisir entre accepter la position américaine, ou s'effondrer sous le poids de la pression économique", a-t-il ajouté.
"Israël ne permettra pas à l'Iran d'acquérir des armes nucléaires", a-t-il réitéré.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, effectue actuellement une tournée en Allemagne, la France et le Royaume-Uni dans le but de convaincre les dirigeants de ces Etats d'adopter sa position rejetant l'Accord nucléaire international avec l'Iran.
Le président américain Donald Trump avait annoncé, le 8 mai dernier, son retrait de l'Accord nucléaire avec l'Iran, conclu en 2015, et la reprise des sanctions économiques imposées à Téhéran, justifiant sa décision que "l'Accord était mauvais et imparfait".
Plus tard, Washington avait appelé à un nouvel accord avec Téhéran "traitant tous les aspects du comportement déstabilisant, y compris au Yémen et en Syrie", et avait fixé plusieurs conditions, notamment la divulgation par l'Iran de son programme nucléaire complet, la suspension de l'enrichissement d'uranium, et la fermeture de tous les réacteurs à eau lourde.
Les conditions ont également compris l'arrêt du développement d'armes balistiques et le soutien du Hezbollah au Liban et du groupe Ansar Allah (les Houthis) au Yémen, en plus de retirer ses forces de la Syrie, d'arrêter de menacer Israël et les voies maritimes ainsi que d'arrêter les attaques électroniques.