Adel Bin Ibrahim Bin Elhady Elthabti
19 Mai 2021•Mise à jour: 19 Mai 2021
AA/ Tunis
Des centaines de personnes ont participé, mercredi, à une marche appelant à la promulgation d'une loi criminalisant la normalisation avec Israël, en signe de solidarité avec le peuple palestinien, agressé continûment par l'occupation israélienne dans la Bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem occupée.
La marche a été organisée à l'initiative de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) sous le slogan : "Pour la promulgation d'une loi criminalisant la normalisation/ La normalisation est une trahison", dans la capitale Tunis.
La plupart des manifestants hissaient les drapeaux de la Palestine et de la Tunisie et portaient le foulard palestinien pour exprimer leur solidarité avec la Palestine.
Ils ont marché environ 1,5 km, du ministère du Tourisme de la rue «Habib Bourguiba», l'avenue principale de la capitale, à l'avenue Khaireddine Bacha, passant par l'Avenue Mohamed V, au milieu d'un grand déploiement sécuritaire.
Ils ont scandé des slogans contre la normalisation, tels que "Résistance, résistance, pas de réconciliation ni de compromis", "La Palestine n'est pas à vendre", "Non à la judaïsation de Jérusalem" et "Pour une loi criminalisant la normalisation".
Dans une déclaration accordée à l'Agence Anadolu en marge de sa participation à la marche, Samir Cheffi, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, a indiqué que le fait d'avoir une loi criminalisant la normalisation avec l'entité sioniste, confirmera la position tunisienne appuyant la cause palestinienne. "
Et d'ajouter:"Tous les travailleurs tunisiens sont alignés derrière la position ferme de l'UGTT, se rapportant à la cause de la Palestine".
"Les attaques de l'occupant perpétrées contre les Palestiniens innocents, ne font que renforcer notre volonté et notre position. La ratification d'une loi criminalisant la normalisation en Tunisie est une revendication indiscutable", a-t-il souligné.
L'année dernière, quatre pays arabes ont annoncé la normalisation de leurs relations avec Israël, à savoir les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn, le Soudan et le Maroc.
Le bilan de l'agression israélienne contre Gaza est passé, mercredi, à 219 morts, dont 63 enfants et 36 femmes, en plus de 1 530 blessés, depuis le 10 mai.
Les violations israéliennes à Jérusalem et les incursions répétées dans l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, ainsi que les agressions contre les fidèles, ont provoqué le déclenchement du cycle actuel des combats entre Israël et les factions de la Résistance palestinienne à Gaza.
La situation s'est encore détériorée de façon dramatique et inédite, dans la journée de mardi, après le recours d’Israël à une politique de destruction des tours résidentielles à Gaza. De leur côté, les factions palestiniennes ont riposté en tirant des dizaines de roquettes vers le centre d'Israël.
Les Palestiniens tiennent à Jérusalem-Est comme capitale d'un l'État palestinien indépendant, sur la base des résolutions de la légitimité internationale, qui ne reconnaissent pas l'occupation de la ville par Israël en 1967, ni son annexion en 1980.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni