AA/Bangkok / Max Constant
La police thaïlandaise a déclaré avoir découvert un présumé nouveau charnier dans un camp de migration clandestine du sud de la Thaïlande proche de la frontière avec la Malaisie.
Le site d’informations internet thaïlandais «Daily News» a rapporté qu’un Colonel de la police local a révélé, mardi, que le camp contenait cinq tombes.
«Nous avons trouvé cinq tombes près d’un autre camp abandonné de trafic d'êtres humains, mais nous ne savons pas encore si elles contiennent des corps» a déclaré le Colonel Prawut Thaworsiri.
Quatre jours plus tôt, les corps de 26 musulmans Rohingyas et de migrants bengalis ont été retrouvés lorque 32 tombes ont été découvertes dans des fosses d'un autre camp de trafic d'êtres humains, à environ un kilomètre de là.
La Thaïlande a, depuis, assuré pourchasser les responsables.
Les membres de la minorité musulmane Rohingyas, dont la plupart réside dans l’ouest du Myanmar, se voient refuser la citoyenneté myanmaraise et doivent faire face à de fréquentes violences et discriminations ethniques, forçant plusieurs d’entre eux à fuir vers les pays voisins.
Au milieu de l’année 2012, des émeutiers bouddhistes ont pris d’assaut le village où vivait des Rohingyas près de la capitale provinciale de l’Etat de Rakhine, Sittwe, brûlant tout sur leur passage et lynchant de nombreux habitants Rohingyas.
La violence s’est alors propagée à travers l’Etat pour finalement atteindre la région centrale du Myanmar causant le déplacement d’environ 140 000 personnes, pour la majorité des Rohingyas, maintenant relégués dans des camps infestés de maladies, sous un système apparenté à un apartheid.