Giovanni Legorano
30 Août 2023•Mise à jour: 30 Août 2023
AA / Rome / Giovanni Legorano
Une opération internationale menée par les États-Unis a démantelé l'infrastructure du malware et du botnet connu sous le nom de Qakbot, selon une annonce faite ce mercredi par une agence judiciaire de l'UE.
Les autorités américaines ont saisi environ 8,6 millions de dollars en cryptomonnaies engrangés grâce au logiciel malveillant qui avait infecté plus de 700 000 ordinateurs, facilitant la prolifération des ransomwares et causant des centaines de millions de dollars de dommages à travers le globe.
Les victimes de prédilection du réseau incluent des entreprises, des prestataires de soins médicaux et des agences gouvernementales du monde entier, où le logiciel malveillant a causé des “dommages importants“.
“Il s’agit de l’une des plus grandes perturbations financières et techniques d’une infrastructure de botnet exploitée par les cybercriminels pour commettre des ransomwares, des fraudes financières et d’autres activités criminelles cybernétiques“, a déclaré Eurojust.
Selon l'enquête, un réseau criminel contrôlait Qakbot, également connu sous les noms de Qbot et Pinkslipbot entre autres appellations selon les enquêtes.
Une fois un ordinateur infecté par Qakbot, généralement via des courriers indésirables contenant des pièces jointes ou des hyperliens malveillants, le malware peut diffuser des logiciels malveillants supplémentaires, tels que les ransomwares.
"Les ordinateurs victimes infectés par le malware Qakbot font partie d'un botnet – un réseau d'ordinateurs compromis – qui permet de contrôler à distance et de manière coordonnée les ordinateurs infectés", a déclaré Eurojust.
Les propriétaires et les opérateurs des ordinateurs victimes ne sont généralement pas au courant de l’infection. Les administrateurs de Qakbot ont proposé aux cybercriminels un accès payant au botnet.
Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Lettonie et la Roumanie ont également participé à l'opération, avec l'aide d'Eurojust et d'Europol.
* Traduit de l’Anglais par Mounir Bennour.