Wejden Jlassi
08 décembre 2020•Mise à jour: 08 décembre 2020
AA/Washington
Les États-Unis ont annoncé, lundi, qu'ils avaient imposé de nouvelles sanctions contre 14 hauts responsables chinois à la suite des agissements de Pékin à Hong Kong.
En effet, les responsables sanctionnés sont des parlementaires ayant œuvré pour l’adoption d’une loi sur la sécurité nationale controversée qui a "sapé l’autonomie de l'ex-colonie britannique".
Dans une déclaration aux médias, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo a fustigé la campagne continue de la Chine contre les réformes démocratique à Hong Kong, ce qui a transformé le Conseil législatif de Hong Kong en un rassemblement de députés acquis à la cause de Pékin. Ainsi, l'Assemblée hongkongaise ne dispose plus de députés prodémocratie (Opposition).
" Un des aspects de cette campagne c'est la mise en place de certaines mesures, par le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (NPCSC), qui visent à porter atteinte à la souveraineté du peuple hongkongais et à l'exercice de son droit à choisir ses représentants conformément à la Déclaration commune et à la Loi fondamentale ", a lancé Pompeo.
En vertu de la décision américaine, les responsables sanctionnés ainsi que leurs familles sont désormais interdits de voyager aux Etats-Unis, outre le gel de toutes leurs propriétés qui sont sous la juridiction américaine. Il est également interdit à toute partie américaine de faire affaire avec ces responsables.
Le président chinois, Xi Jinping, avait signé, le 30 juin, une loi controversée sur la sécurité nationale de Hong Kong, qui renforce l'influence du gouvernement de Pékin dans le territoire autonome.
Hong Kong gère ses affaires intérieures de manière indépendante, mais elle est soumise au gouvernement central de Pékin dans ses affaires étrangères et ses politiques de défense. Certains observateurs estiment, en ce sens, que l'influence du gouvernement chinois sur Hong Kong ne cesse d’augmenter de manière régulière.
* Traduit de l’arabe par Wejden Jlassi