Mona Saanouni
28 Octobre 2019•Mise à jour: 29 Octobre 2019
AA/Washington
Le Conseiller américain à la Sécurité nationale, Robert O’Brien, a indiqué, dimanche, que les intérêts de Washington et de Moscou ont coïncidé lors de l’opération de neutralisation du chef de l’organisation terroriste Daech, Abou Bakr al-Baghdadi.
Cependant, il a souligné que ceci ne signifie pas que « la Russie est l’alliée des Etats-Unis ».
C’est ce qui ressort d’une interview télévisée d’O’Brien, dans le programme « Meet the press » diffusé sur la chaîne américaine « NBC ».
O’Brien a également annoncé que l’opération de neutralisation d’al-Baghdadi a été baptisée « Kayla Mueller » au nom de l’activiste qui a été prise en otage et tuée par Daech, en février 2015.
« Soyons clairs, la Russie n’est pas notre alliée, mais, nos intérêts peuvent coïncider avec les siens, ce qui est le cas de l'opération d'hier », a ajouté le Conseiller américain, évoquant l’opération de neutralisation d’al-Baghdadi.
Il a critiqué, dans le même ordre d’idées, les remerciements de Trump adressés à la Russie pour sa coopération dans cette opération.
En effet, Donald Trump avait remercié la Russie d'avoir ouvert l’espace aérien syrien aux avions américains qui ont contribué à l’opération contre al-Baghdadi.
Le ministère russe de la Défense a, toutefois, nié l’existence de preuves tangibles sur la neutralisation d’al-Baghdadi et a assuré n’avoir repéré aucune frappe aérienne de Washington ou de la Coalition internationale contre la zone de désescalade, les derniers jours.
O’Brien a indiqué, dans ce même contexte, qu’après la vérification de son identité à travers un test ADN, les fragments du corps d’al-Baghdadi seront éliminés « d’une manière convenable ».
Plus tôt dans la journée, le président américain, Donald Trump, avait annoncé l’élimination du chef de l’organisation terroriste Daech, lors d'une opération spéciale menée par les forces américaines, dans la nuit de samedi à dimanche dans le nord-ouest de la Syrie, en coordination avec la Turquie, la Russie et l’Irak.
Trump avait indiqué qu’ « al-Baghdadi a été tué par l’explosion de sa ceinture explosive, lorsqu’il a été poursuivi et coincé dans un tunnel par les forces américaines » et qu’il « criait et pleurait ».
Le président américain a souligné, dans le même contexte, que la décision de se retirer du nord de la Syrie n’a aucun lien avec l’opération qui a visé al-Baghdadi et que le but de Washington est d’assurer le retour de ses soldats américains de la Syrie, tout en sécurisant les champs de pétrole.