AA/Maroua/Anne Mireille Nzouankeu
107 membres de Boko Haram ont été tués jeudi par l’armée camerounaise, a annoncé, vendredi, Edgard Alain Mebe Ngo’o, le ministre camerounais de la défense, dans un communiqué de presse.
Ils ont été tués lors d’un affrontement avec l’armée camerounaise qui a eu lieu « simultanément à Amchidé et Limani », deux villes camerounaises de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun frontalière avec le Nigeria, dans lesquelles « des membres de la secte Boko Haram lourdement armés et équipés de véhicules blindés à chenille ont fait irruption », explique Mebe Ngo’o.
« Les combats d’une rare violence se sont déroulés pendant deux heures. Après une trêve, ces combats ont repris au petit matin dans la journée du 16 octobre jusqu’à 11 heures. Les forces de défense ont contraint les assaillants au repli jusqu’à la frontière », ajoute le ministre.
Au terme des affrontements, huit soldats camerounais ont été tués et sept autres blessés. En plus des 107 membres de Boko Haram tués, le Cameroun déclare avoir détruit des véhicules des assaillants y compris un véhicule « bourré de munitions et d’explosifs ». Des armes ont également été saisies.
Le ministre de la Défense assure que le calme est revenu dans ces deux localités. A Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord, un couvre-feu est instauré dès 19 heures. Toutes les voies d’accès à la ville sont bloquées et nul ne peut ni entrer ni sortir de la ville. Une mesure de plus pour tenter de sécuriser la ville contre les incursions de Boko Haram.
Le groupe armé Boko Haram principalement basé au Nigéria tente, en vain, depuis plusieurs mois de se constituer une base-arrière au Cameroun voisin au niveau des villes frontalières de l’Extrême-nord.