AA/ Ala Walid
Le Président syrien Bachar al-Assad a prêté serment pour un troisième mandat présidentiel de sept ans après avoir remporté les élections organisées au mois de juin dernier et qui ont été violemment décriées dans le monde arabe comme en Occident.
Al-Assad a commencé son allocution en fustigeant ses opposants ainsi que des pays arabes et occidentaux (sans les citer) qui avaient refusé l’organisation des élections présidentielles syriennes sur leur sol et qui "complotent contre la Syrie".
Il a attaqué également le printemps arabe qu’il a qualifié de « faux » ainsi que l’organisation des Frères Musulmans, prohibée en Syrie depuis les années 80, les considérants comme des « démons ».
Pour ce qui du conflit syrien, Al-Assad a rejeté le terme de « guerre civile » qu’il estime comme une tentative de donner une légitimité aux « terroristes ». Il a insisté sur la nécessité de résoudre la crise syrienne par la voie politique à travers les « réconciliations intérieures » tout en continuant la guerre contre le terrorisme. A cet égard, le président syrien a considéré que le dialogue national est la seule issue en Syrie, mais « le dialogue national n’englobera pas les forces qui se sont avérées anti-nationales et assujetties à certains pays», a-t-il précisé sans préciser ces "forces" ou "pays".
Al-Assad a déclaré que les pays arabes et occidentaux qui ont soutenu le terrorisme payeront le « prix fort », ajoutant qu’il combattra le terrorisme jusqu’à parvenir à rétablir « la sécurité dans tous les secteurs d'activité de la Syrie ».
Sur un autre plan, il a critiqué les positons de certains pays par rapport à l’agression israélienne contre Gaza, soulignant que la cause palestinienne demeure « une cause centrale ».
Al-Assad s’est montré par ailleurs, reconnaissant aux combattants de Hezbollah qu’il a qualifié de «fidèles à la résistance», ainsi qu’à ses alliés, à savoir la Russie, la Chine et l’Iran.
Lors de son discours, il a promis de "nettoyer" la province de Raqqa (nord), principal bastion de l'EIIL, des « terroristes » et de reprendre le contrôle des zones qui échappent à l’armée dans la province d’Alep.
"La prochaine période sera placée sous le signe de la reconstruction", a déclaré Bachar al-Assad qui a déploré "les niveaux de corruption et de destruction des infrastructures durant les années du conflit".
Bachar al-Assad a hérité le pouvoir en Syrie après la décès de son père Hafedh al-Assad en 2000. Il a brigué un deuxième mandat en 2007 grâce à un amendement de la Constitution. Et en juin dernier, il a remporté les élections présidentielles qui ont été organisées dans les zones sous contrôle du régime. Il a obtenu 88% des suffrages exprimés.