AA / Bagdad / Mouayed al-Tarafi
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a appelé mercredi, les tribus irakiennes à "renier" les groupes armés, qu’il a qualifiés « d’assassins », considérant les événements qui ont eu lieu à Mossoul et dans plusieurs provinces d’Irak de «complot».
Prononçant son allocution télévisée hebdomadaire, al-Maliki a estimé que les « forces sécuritaires irakiennes ont réalisé une victoire et mis un terme à l’état de détérioration sécuritaire et à la défaite psychologique ».
« Nous n’acceptons pas qu'on dise que les groupes armés sont les révolutionnaires des tribus. Qui sont ces révolutionnaires qui assassinent 400 prisonniers et quelles tribus tueraient 175 élèves de l’académie militaire ? », s’est interrogé al-Maliki.
Il a, dans ce contexte, appelé les tribus à « renier des assassins et des criminels liés à des agendas extérieurs ».
Le Premier ministre irakien a, par ailleurs, qualifié les événements de Mossoul de « grand choc dans la mesure où les forces armées ne sont pas faibles », considérant que « l’ambiance de complot qui prévaut sur la scène politique s’est infiltrée dans les rangs des forces armées ».
« Nous avons engrangé une victoire et mis un terme à la détérioration de la situation ainsi qu’à la défaite psychologique qui a secoué certains soldats et officiers », a relevé al-Maliki, qui a tenu à préciser que « le volontariat et la mobilisation initiés concernent aussi bien les chiites que les sunnites ».
Al-Maliki a conclu son intervention en soulignant que « ce qui s’est passé n’est qu’un complot appuyé par des pays qui ne veulent pas le bien de l’Irak », sans pour autant déterminer de quels pays il s’agit.
L’Organisation de l’Etat Islamique en Irak et au levant (EIIL) contrôle, depuis le 10 juin courant, avec le concours de groupes armés sunnites, plusieurs régions du Nord de l’Irak, dont la province de Ninive et plusieurs villes des provinces de Salaheddine et de Diyala.
Al-Maliki qualifie ces groupes de « bandes terroristes extrémistes », tandis que des personnalités sunnites considèrent ces événements comme une "révolution tribale sunnite contre les politiques d’exclusion et communautaristes adoptées par le gouvernement chiite" du Premier ministre irakien, dont le mandat avait pris fin avec le déroulement des élections législatives du 28 avril dernier.