AA / New York / Mohamed Tarek
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a affirmé, mercredi, que «L’EIIL est loin d’être défait en Irak, et les acquis réalisés par les Forces irakiennes demeurent fragiles».
Le responsable onusien a mis en garde, dans un rapport présenté aux membres du Conseil de sécurité, et dont Anadolu a obtenu copie, contre «le revers qui a frappé les efforts déployés en Irak en matière de lutte antiterroriste après la prise de contrôle de Ramadi par l’EIIL».
Il a appelé le gouvernement irakien à «élargir le champ du soutien financier et militaire aux autorités et aux communautés locales pour leur permettre de contribuer davantage à la lutte pour la reprise des terres prises par l’EIIL».
Il a, dans ce sens, souligné l’importance, pour le gouvernement irakien, de renforcer sa campagne contre l’organisation terroriste en accordant un grand rôle aux Forces de la mobilisation populaire [forces principalement chiites composées de volontaires alliée au gouvernement] et des volontaires sunnites».
Ban Ki-moon a, par ailleurs, mis l’accent sur les conséquences humanitaires désastreuses du conflit sur la population irakienne «qui nécessite des aides d’urgence de la Communauté internationale».
Il a relevé que «25% des Irakiens ont besoin d’aide humanitaire, y compris les 3 millions de réfugiés à l’intérieur du pays. Cela fait de la crise irakienne l’un des cas d’urgence humanitaire les plus complexes dans le monde», s’est-il alarmé.