Meltem Bulur,Ayvaz Çolakoğlu
21 Août 2017•Mise à jour: 21 Août 2017
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le ministre turc des Affaires de l'Union Européenne (UE), Omer Celik a affirmé que les relations économiques et d'alliés qui existent entre la Turquie et l'Allemagne sont totalement interdépendantes avant d'ajouter, "Merkel avait prononcé ces belles paroles, "Plutôt que de parler par derrière, disons nous les choses en face" j'invite Madame Merkel à se conformer à sa parole".
Celik a abordé les sujets d'actualités, lundi, lors d'une interview accordée à la chaîne turque d'information en continu "NTV".
Des rumeurs vont bon train dernièrement sur l'éventualité d'un placement en garde à vue du leader du premier parti d'opposition turque, le CHP (parti Républicain du Peuple), Kemal Kilicdaroglu, situation qualifiée de "spéculation ne méritant pas de s'y attarder" par le ministre Celik, "certains cherchent à occuper l'espace médiatique avec des sujets négatifs et ouverts à la spéculation" a t-il dit.
Concernant les vives tentions que traversent les relations germano-turques et les déclarations de la chancelière allemande sur un éventuel arrêt des renégociations du traité de libre échange avec la Turquie, Celik a déploré les propos de Merkel tout en rappelant qu'il s'agissait là (la mise à jour du traité) d'une volonté commune aux deux parties.
Celik a tenu à préciser que l'un des arguments avancé par les eurosceptiques et les extrémistes, c'est le fait que l'UE soit désormais sous les ordres de l'Allemagne et que les dernières évolutions et déclarations des autorités allemandes sont de nature à conforter cette thèse.
Indiquant que les relations économiques et d'alliés qui existent entre la Turquie et l'Allemagne sont totalement interdépendantes, Celik a lancé, "Merkel avait prononcé ces belles paroles, "Plutôt que de parler par derrière, disons nous les choses en face" j'invite Madame Merkel à se conformer à sa parole".
Le ministre turc a regretté le fait qu'en Allemagne, les positions anti-Turquie et anti-Erdogan soient utilisées comme des outils de propagandes à des fins de politique intérieur, spécifiant qu'en l'espace d'une année, l'un des médias allemands avait publié plus de mille articles défavorables à la Turquie.