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17 Novembre 2021•Mise à jour: 17 Novembre 2021
AA/Libye
La Haute Commission électorale libyenne a indiqué, mercredi, que les dossiers de candidature qui lui sont soumis pour les élections présidentielles et législatives prévues le 24 décembre prochain ne seront pas nécessairement acceptés, car il s'agit uniquement d'une procédure de dépôt.
La Commission a ouvert la porte au dépôt de candidature, lundi, et ce jusqu'au 22 novembre pour les élections présidentielles, et jusqu'au 7 décembre pour les élections législatives.
La Commission a ajouté, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, que ''les dossiers seront transmis à l'administration générale pour vérifier la validité des documents, puis en référer certains autres aux autorités compétentes pour examen''.
''Une fois la vérification et l'examen des candidatures terminés et les réponses des autorités compétentes complétées, les listes préliminaires qui incluent les noms des candidats seront publiées'', a indiqué le communiqué.
''Lorsque la phase de recours sera terminée et close, la Commission publiera les listes finales. Suite à quoi, les noms des candidats seront approuvés puis transcrits sur le bulletin de vote qui sera remis à l'électeur le jour du scrutin'', a noté le communiqué.
Le général libyen à la retraite, Khalifa Haftar a annoncé, mardi, sa candidature à l'élection présidentielle, prévue le 24 décembre.
En avril 2019, Haftar a mené une offensive contre la capitale, Tripoli, avec l'aide de mercenaires, de combattants étrangers et avec le soutien de pays arabes et occidentaux, afin de renverser le gouvernement d'entente nationale de l'époque, dirigé par Fayez al-Sarraj.
Haftar persiste à agir indépendamment du gouvernement légitime et dirige une milice armée qui contrôle de nombreuses zones, s'étant autoproclamé "commandant en chef de l'armée nationale libyenne", et tentant de s'approprier certaines prérogatives du Conseil présidentiel.
Lundi, l'ONU a également déclaré que la Commission électorale est autorisée à se prononcer sur la candidature de Seïf al-Islam, fils de l'ancien dirigeant du pays, Mouammar Kadhafi, tué lors de la révolution qui a mis fin à son régime (1969-2011).
Le parquet militaire de Libye a adressé, dimanche, une correspondance officielle à la Commission électorale lui demandant de suspendre les procédures de dépôt de candidature de Seif al-Islam et de Haftar "jusqu'à leur comparution devant la justice", selon les médias locaux.
Cette décision a été prise malgré la persistance des différends relatifs à la loi électorale entre la Chambre des représentants, d'une part, et le Haut Conseil d'État (organe consultatif), le gouvernement d'unité et le Conseil présidentiel, d'autre part, ce qui compromet la tenue des élections dans les délais.
La Haute Commission électorale libyenne a déclaré, mardi, que le nombre total de candidats à l'élection de la Chambre des représentants, dans toutes les circonscriptions électorales, s'élevait à 721 hommes et femmes.
* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni