AA / Téhéran / Zeynep Biçkioğlu
La porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Marzia Afkham a exprimé son « inquiétude » quant aux condamnations à mort prononcées contre Mohamed Morsi, président égyptien destitué, et plusieurs dirigeants de la confrérie des « Frères Musulmans ».
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, mercredi, par le ministère iranien des Affaires étrangères, et dont Anadolu a obtenu copie.
« Nous ressentons de l’inquiétude quant aux condamnations à mort prononcées contre Mohamed Morsi, premier président civil élu en Egypte au terme d’élections libres et transparentes », relevant, par ailleurs, l’importance du rôle accompli par la République arabe d’Egypte dans la région.
Le communiqué a également tenu à mettre l’accent sur « la politique claire de coopération de l’Iran avec l’Egypte ».
Afkham a estimé que les difficultés auxquelles fait face l’Egypte ne peuvent être résolues qu’à travers «un mécanisme démocratique reconnu et fondé sur le consensus politique et le dialogue national ».
« L’Iran est confiante que les politiques fondées sur l’exclusion et l’oppression et le recours à la violence et au terrorisme sont de nature à affaiblir l’Egypte et à l’empêcher à ressusciter son rôle historique dans la région et dans le monde », lit-on encore dans le communiqué.