AA/Ramallah/Qays Abou Samra
Une délégation de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) se rendra lundi prochain dans la capitale syrienne, Damas, pour examiner le dossier de la crise au camp de Yarmouk. C’est un membre du Comité exécutif de l'Organisation, Wassel Abou Youssef, qui l’a annoncé jeudi.
Le responsable a déclaré à Anadolu, en marge d’une manifestation organisée par les factions palestiniennes à Ramallah, en Cisjordanie, en solidarité avec le camp de réfugiés de Yarmouk : «Nous confirmons aujourd'hui la neutralité du peuple palestinien et de ses dirigeants, à l’égard des conflits en cours dans les pays arabes en général, et en Syrie, en particulier».
«Nous poursuivons nos efforts pour éviter à notre peuple les conflits, et pour lui garantir son droit au retour» a souligné Abou Youssef .
Il a ajouté: «une délégation de l'OLP se rendra à Damas, lundi, pour examiner avec les autorités syriennes la situation du camp de Yarmouk».
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait qualifié de « tragique», la situation du camp de réfugiés, marquée par les affrontements entre des groupes alliés soit au régime syrien soit à l'opposition armée.
Abbas avait affirmé que «Le camp est désormais désert, ses habitants ayant fui sous les bombardements», soulignant qu’il «y a d'autres camps dont la situation est tragique, en Syrie. Notre devoir est de les secourir et au moins de les soutenir matériellement ».
Le 1er avril 2015, les combattants de l’EIIL ont lancé une offensive sur le camp de Yarmouk, situé au sud de la capitale syrienne Damas. De violents heurts ont alors éclaté face aux groupes armés se trouvant dans le camp et se faisant appeler les phalanges de «Aknaf Beït al-Maqdas», qui tentaient de les refouler.Les forces du régime syrien ont alors encerclé le camp.
Près d’un demi-million de réfugiés palestiniens vivaient dans le camp de Yarmouk avant le début de la crise syrienne en 2011. Après l’imposition d’un blocus, depuis plus deux ans, et les «raids quotidiens» dont il est victime, pas moins de 185 mille réfugiés ont fui le camp vers d’autres régions de Syrie ou dans les pays voisins, selon le réseau syrien des droits de l’Homme.
La crise syrienne, qui entame sa cinquième année, a déjà fait plus de 200 mille morts selon l’ONU, et plus de 300 mille morts selon l’opposition syrienne, outre les 10 millions de déplacés.