Adel Bin Ibrahim Bin Elhady Elthabti
26 Juillet 2021•Mise à jour: 26 Juillet 2021
AA / Tunisie
Un quartier de la capitale, Tunis, a vu quelques centaines de citoyens descendre dans la rue, dans la nuit du dimanche au lundi, en soutien aux décisions prises par le président de la République, Kaïs Saïed, au cours de la soirée du dimanche, quand il a démis le chef du gouvernement, Hicham Mechichi, de ses fonctions et gelé l'activité du Parlement, des décisions qui ont été rejetées par la plupart des forces politiques.
Saïed avait annoncé, dans un discours diffusé à la télévision nationale, dans la soirée du dimanche, sa décision de mettre fin aux fonctions du chef du gouvernement, Hicham Mechichi, de geler l'activité du Parlement et de lever l'immunité des députés, après avoir présidé une réunion d'urgence, qui a réuni les hauts cadres militaires et sécuritaires au Palais de Carthage, coïncidant avec la célébration du 64e anniversaire de la République (correspondant au 25 juillet de chaque année).
Les citoyens ont bravé le couvre-feu imposé dans le pays pour empêcher la propagation du coronavirus, qui s'est propagé au cours des dernières semaines, au moment où des unités militaires ont été déployées dans un certain nombre de villes dans divers gouvernorats du pays, afin de sécuriser les installations publiques.
Quelques centaines de Tunisiens se sont rassemblés dans la banlieue de La Marsa, au nord de la capitale, et ont sillonné les routes de la ville, en klaxonnant et en scandant des slogans soutenant les décisions du président tunisien.
Les citoyens ont également blâmé les politiciens pour le défaut de confiance de la population en leurs politiques, et ce, à cause de la mauvaise gestion du pays durant des années, d’après les déclarations de beaucoup de citoyens au correspondant de l’Agence Anadolu.
Plusieurs gouvernorats tunisiens ont été les théâtres de manifestations populaires appelant au renversement du système en place et accusant l'opposition d'avoir échoué, face aux crises politique, économique et sanitaire.
Cependant, depuis le mois de janvier dernier, la Tunisie subit une crise politique, opposant Kaïs Saïed à Hichem Mechichi, en raison d'un remaniement ministériel effectué par ce dernier, mais rejeté par le président de la République.
Outre sa crise politique, la Tunisie subit une grave crise économique, approfondie par les répercussions de la pandémie de coronavirus, qui frappe durement le pays, et menace d'un effondrement imminent du système de santé, ce qui a nécessité la réception d’aides médicales d'urgence de la part de nombreux pays, au cours des derniers jours.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.