AA / Alger / Abderrazèk Ben Abdallah
Un nouveau round du Dialogue libyen a démarré, mercredi, à Alger, avec la participation de vingt personnalités parmi les chefs de partis et les activistes politiques, réunis pour discuter de la formation d’un gouvernement d’Union nationale et du draft d’un accord politique global pour résoudre la crise qui secoue le pays.
A l’ouverture de la réunion, à laquelle était présent le correspondant d’Anadolu, Bernardino Leon, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, a déclaré : «La réunion se tient dans des conditions extrêmement difficiles. La Libye enregistre une régression à tous les niveaux, avec, tout particulièrement, l’extension substantielle de l’organisation terroriste de l’EIIL».
«Ce que nous tentons de faire au cours de ces deux jours, c’est de discuter les modalités d’améliorer la teneur du draft de l’accord et d'adresser un message en vertu duquel cet accord est approuvé par l’ensemble des Libyens», a-t-il précisé.
Et Leon d’ajouter: «Le draft que nous proposons aujourd’hui doit être le dernier. Il n’est pas possible de continuer à présenter des propositions et il faut cependant offrir des concessions dès lors que la situation en Libye a atteint son point d’orgue et l’Etat est désormais anéanti».
Le responsable onusien a refusé de qualifier les forces de «Fajr Libya» (loyales au gouvernement de Tripoli) de «terroristes». «Ceux qui accusent Fajr Libya de terrorisme ont été dépassés par les événements et ils doivent constater que ces milices combattent l’EIIL et partant elles ne sont pas terroristes ».
De son côté, Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires maghrébines, de l’Union Africaine et de la Ligue des Etats arabes a déclaré : « Nous réitérons notre position consistant à aider les Libyens, toutes orientations confondues, et à n’exclure aucune partie sauf celles classées par les Nations Unies comme terroristes ».
«Il faut compter sur la volonté des seuls Libyens sans ingérence étrangère et il est impératif d’élaborer une union nationale pour gérer les affaires publiques et épargner ainsi au pays les risques de partition», a-t-il lancé.