AA/Le Caire/Mohamed Chadi
Le ministre égyptien de l’Intérieur, Mohamed Ibrahim a annoncé le démantèlement de 43 cellules « terroristes » depuis le 1er avril dernier
Animant un point de presse lundi, au siège du ministère de l’Intérieur, Ibrahim a affirmé que « les services de sécurité ont réussi depuis le 1er avril dernier jusqu’à présent à démanteler 43 cellules terroristes, dont trois lors des derniers jours »
« Les forces sécuritaires sont parvenues également à arrêter 225 personnes impliquées dans des agressions perpétrées contre des bâtiments de la police et des biens publics et privés et 51 autres pour avoir incendié des voitures de la police », ajoute la même source.
« Les forces sécuritaires ont arrêté 17 administrateurs de pages web de réseaux sociaux incitant à des actes de violence contre la police et l’armée ainsi que 498 émeutiers et incitateurs à la violence, outre la saisie d’armes à feu et de bombes prêtes à exploser et des quantités de matières utilisés dans la fabrication des explosifs, révèle le ministre.
« Plusieurs entités extrémistes sont impliquées dans des actes de violence perpétrés dans certaines provinces du pays. En premier lieu les cellules de l’organisation d’Ansar Beît Al Maqdis, telle que « Ajnad Misr » ainsi que d'autre cellules secrètes affiliées à la confrérie des Frères Musulmans et regroupant des jeunes ayant participé aux sit-in de Rabiaa et de Nahdha, levés au mois d’août dernier », poursuit le ministre.
Ces membres ont reçu des entrainements militaires à l’époque où les Frères Musulmans étaient au pouvoir en Egypte, explique-t-il encore
« Les efforts déployés par les forces sécuritaires ont permis de déjouer un plan ciblant la ville du 6 octobre ou se trouve Media Production City », a-t-il annoncé, faisant remarquer que les campagnes sécuritaires se poursuivent sans relâche en vue lutter contre « les actes criminels ».
Depuis la destitution de Morsi au mois de juillet dernier, les forces de sécurité égyptiennes mènent une campagne d’envergure contre la confrérie des Frères Musulmans accusée d’avoir "incité à la violence et de vouloir terroriser les citoyens", de "détenir des armes et munitions et de cibler des biens publics et privés lors des manifestations" ayant abouti à la chute de Morsi.
Ces accusations ont été rejetées en bloc par La confrérie qui ne cesse de clamer le caractère pacifique de ces mouvements de protestation.