Ali Kemal Akan,Ayvaz Çolakoğlu
01 Août 2018•Mise à jour: 01 Août 2018
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
La Turquie n'a aucun problème avec ses minorités religieuses, a déclaré le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef de l'État s'est exprimé aux journalistes, mercredi, en marge des funérailles officielles organisées au Parlement à Ankara suite au décès d'un ancien député.
Erdogan a été interrogé sur les allégations de pression subie par les minorités religieuses en Turquie suite à l'affaire du pasteur américain Andrew Craig Brunson, poursuivi par la Justice turque pour ses liens présumés avec les organisations terroristes FETO et PKK et pour "espionnage".
Ainsi, il a rappelé le communiqué commun, en forme de démenti, publié mardi par les différents leaders religieux représentant les minorités en Turquie.
"La Turquie n'a aucun problème avec les minorités religieuses, a déclaré Erdogan. Le langage menaçant utilisé par les évangélistes et sionistes américains est inacceptable."
Il a notamment rappelé le principe d'indépendance de la Justice dans cette affaire et a invité les principaux concernés à privilégier une autre approche face à la Turquie, pays membre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et "très souvent solidaire des États-Unis au cours de l'histoire", a-t-il dit.
"Nous poursuivrons sur le chemin qui est le notre, sans faire de concession sur nos libertés, notre indépendance et l'indépendance de notre Justice, a martelé Erdogan. Ils (les États-Unis) connaissent très bien notre caractère et doivent savoir que ce genre de menace ne prend pas avec nous."
Les terroristes du PKK ont actionné, hier mardi, une charge dissimulée sur le bord de la route à Hakkari (Sud-est de la Turquie) au passage d'un véhicule civil à bord duquel se trouvaient Nurcan Karakaya, épouse d'un soldat turc, et leur bébé de onze mois. La mère est tombé en martyr sur place tandis que le bébé, très grièvement blessé, est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital.
"Que peut-il y avoir de plus terrible que le martyr d'une mère de 26 ans et d'un bébé de onze mois?, s'est-il demandé, fustigeant "ceux qui apportent le moindre soutien à cette organisation terroriste à l'intérieur comme à l'extérieur du pays".