Sarp Özer,Tuncay Çakmak
01 Novembre 2017•Mise à jour: 02 Novembre 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan a souligné que "le plus dur est passé" en matière de tourisme, après une année 2016 particulièrement difficile et une reprise encourageante en 2017.
Le chef de l’Etat turc s’exprimait, mercredi, lors du Troisième Conseil du Tourisme à Ankara.
Il a rappelé combien le secteur du tourisme est un des piliers de l’économie en Turquie, mais aussi dans le monde.
"Ce secteur représente 7,5 trillions de dollars américains et environ 300 millions d’emplois directs ou indirects dans le monde. Autrement dit, le tourisme représente 10% du PIB et de l’emploi dans le monde. Son importance va s'accroître encore dans les prochaines années. La Turquie arrive en tête des pays qui suivent de très près cette évolution", a-t-il dit.
Le président Erdogan est revenu sur les difficultés rencontrées dans le tourisme par la Turquie lors des dernières années, en particulier en 2016.
"Toutes les évolutions régionales, nationales et internationales peuvent avoir des conséquences sur le secteur. Nous l’avons subi ces dernières années. Les événements en Syrie et en Irak, les attaques terroristes et la tentative de coup d’Etat de l’an passé ont eu de sérieuses conséquences négatives sur notre tourisme", a-t-il dit.
"En 2015, nous avions accueilli 40 millions de touristes, en 2016 ce chiffre est passé à 25 millions. Heureusement cette année, lors des neuf premiers mois, le nombre de touristes en Turquie a été de 26 millions. C’est encourageant et ça prouve que nous avançons dans le bon sens", a-t-il expliqué.
"Nous avons fait le plus dur, la mauvaise période se trouve dernière nous", s’est-il félicité, "d’autant plus que le potentiel touristique de la Turquie est sans pareil".
"Même le véritable potentiel d’Istanbul, une ville belle comme une pierre précieuse, nous ne l’avons pas réellement encore exploité. En réalité, la totalité du nombre actuel des touristes qui viennent en Turquie peuvent être accueillis pas Istanbul seulement", a-t-il poursuivi.
"Nous avons à côté de cela de nombreuses autres villes extrêmement riches du point de vue touristique : Izmir, Bursa, Hatay, Erzurum, Konya, Edirne en sont quelques exemples. Nous allons développer notre politique touristique dans cette perspective", a-t-il expliqué.
Le chef de l’Etat a également cité les beautés géographiques et naturelles de la Turquie. Dans ce cadre, il s’est dit heureux de la multiplication des sites touristiques et historiques turcs inscrits sur la liste de patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour conclure, le président turc a fait une annonce concernant le projet de construction d’un nouvel opéra à Istanbul. "Nous allons détruire le Centre Culturel Ataturk d'Istanbul et allons construire à sa place, un nouvel opéra, plus grand, très différent, avec une architecture moderne. Lundi, je ferais le lancement et la présentation de ce nouveau projet qui sera terminé avant la fin 2019", a-t-il partagé.