Qays Abu Samra
01 Août 2017•Mise à jour: 02 Août 2017
AA/ Ramallah
Le Secrétaire du Comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine, Saeb Erekat, a déclaré que le fait que l’administration américaine ne contraigne pas le gouvernement israélien à mettre fin aux activités coloniales, et à accepter le principe de la «Solution à deux Etats» entrave la relance du processus de paix.
C’est ce qu’a déclaré Erekat, lors de ses rencontres avec le Consul général américain à Jérusalem, Donald Blome, et le représentant du Japon, Takeshi Okubo, dans son bureau dans la ville de Jéricho, dans l’Est de la Cisjordanie.
Arekat a indiqué dans un communiqué dont Anadolu a eu copie, que « le fait que l’administration américaine ne déclare pas que l’objectif ultime du processus de paix est de concrétiser le principe de la « Solution à deux Etats » sur les frontières de 1967, et qu’elle garde le silence sur l’expansion des colonies, est interprété par le gouvernement israélien comme une possibilité de renoncer à la « Solution à deux Etats ».
Il a ajouté : « Israël profite du silence de l’administration américaine et remplace la « Solution à deux Etats » par l’Etat à deux systèmes ».
Erekat a appelé l’administration du Président Donald Trump et la communauté internationale à convenir d’une résolution du Conseil de sécurité, définissant les frontières de l’Etat de Palestine sur la base de celles de juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
L’administration américaine tente de relancer le processus de paix entre les deux parties, palestiniennes et israéliennes. Le processus en question est au point mort depuis avril 2014, en raison de la persistance d’Israël à édifier des colonies sur le territoire de la Cisjordanie occupée.
En mai dernier, Donald Trump a effectué, pour la première fois depuis son investiture, une visite en Israël et en Palestine. Il a déclaré qu’il lancera une nouvelle initiative de paix et qu’il la présentera aux deux parties.