AA / Bagdad / Aref Youcef
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a souligné jeudi, que son pays fournira un appui à l’Irak dans le domaine de la lutte « antiterroriste », affirmant que la formation d’un « nouveau » gouvernement irakien contribuera à résoudre les conflits dans le pays.
Animant un point de presse conjointement avec le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, dans la capitale Bagdad, Hague a souligné que: « l’union politique et la formation d’un gouvernement irakien uni, à même de mobiliser l’appui international, permettront de venir à bout du terrorisme ».
« La Grande Bretagne soutiendra l’Irak dans sa guerre contre le terrorisme et fournira un appui à l’Irak afin de pourchasser les groupes armés et de les empêcher d’obtenir des ressources, ce qui menacerait la sécurité du pays et de la région », a estimé Hague, faisant allusion aux groupes armés conduits par l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui contrôlent une partie du Nord de l’Irak.
« En Grande Bretagne, nous sommes disposés à prendre toutes les mesures appropriées, en concertation avec le Conseil de sécurité des Nations Unies », a dit William Hague, appelant les parties irakiennes à "hâter la formation d’un nouveau gouvernement".
Le chef de la diplomatie britannique était arrivé, plus tôt dans la journée du jeudi, en Irak pour une visite non-annoncée.
Il s’agit du deuxième responsable occidental de haut rang, après le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, à se déplacer à Bagdad en l’espace de quelques jours.
Le ministre britannique à la Défense Philip Hammond avait exclu, dans des déclarations faites mardi aux médias, au cours d’une visite aux Emirats Arabes Unis, toute intervention de son pays en Irak, faisant part de « la profonde inquiétude » de Londres face aux "développements survenus en Irak et à l’avancée sur le terrain de l’EIIL".
« Bien que la Grande Bretagne ne projette aucune intervention militaire, il n’en demeure pas moins que nous affirmons notre engagement à parvenir à une solution politique à long terme », avait conclu Hammond.