AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
Le Président de la République français a reçu Catherine Samba Panza, chef de l’État de transition de la République centrafricaine à l’Elysée, le mardi 1er avril, à la veille du sommet sur l'Afrique qui se tient à Bruxelles.
François Hollande a déclaré que la situation en Centrafrique s'était améliorée sur certains points mais détériorée sur d'autres, notamment au niveau de la sécurité, qui se dégrade de jour en jour.
En soulignant que plus 50 personnes étaient décédées dans des attaques ces quatre derniers jours, le Président a relevé que les musulmans étaient directement visés.
"Que les musulmans sachent bien que si les forces françaises, à travers l'opération Sangaris, sont présentes en Centrafrique, c'est pour les protéger, et que les Centrafricains sachent bien que nous sommes impartiaux", a déclaré François Hollande.
De son côté, Catherine Samba Panza a annoncé que le plus grand objectif était de maintenir la stabilité du gouvernement de transition afin de mettre en place des élections.
Elle a souligné que tant qu’un environnement de paix n’était pas retrouvé, le pays ne pourrait pas atteindre la stabilité.
Elle a également fait appel à l'aide de la communauté internationale.
L’Union européenne a pour sa part annoncé, le jour-même, son engagement dans l'opération militaire en Centrafrique.
Elle va envoyer une force militaire européenne composée de 1 000 soldats pour maintenir la sécurité dans la capitale, Bangui, et protéger les groupes menacés, selon un communiqué du Conseil de l’Europe le mardi 1er avril.