AA/Bagdad / Ibrahim Salah
Le premier ministre irakien, Haidar Al Abadi, en sa qualité de chef suprême des forces armées, a ordonné, dimanche, la "démilitarisation" de la région de Karrada, dans le centre de la capitale irakienne Bagdad.
Dans un communiqué publié à cet effet, dimanche, et dont Anadolu a eu copie, le porte-parole du Commandement des opérations de Bagdad, Saad Maan, a affirmé que "le chef suprême des forces armées, a donné ses ordres au commandement des opérations de Bagdad en vue de décréter la zone de Karrada, dans le centre de la capitale irakienne, zone totalement démilitarisée".
Le porte-parole militaire n’ pas précisé si cette décision vise à "désarmer les civils ou seulement les milices armées présentes dans le centre de la capitale, suite aux récents combats qui ont éclaté dans la région".
Des médias locaux ont rapporté, samedi, l’enlèvement, du secrétaire général du mouvement chiite "Brigades Hezbollah-Moujahidoun", par des éléments en uniforme militaire, présumés appartenir à une autre milice chiite.
Les sources ont indiqué que les hommes armés appartenant à une milice armée ont enlevé Al Mahmadawi du siège du mouvement à Karrada, dans le centre de la capitale, faisant état de violents combats éclatés dans la région suite à l'incident.
Les ravisseurs ont transféré Al Mahmoudi vers "une destination inconnue", alors que les membres des brigades « Hezbollah-Moujahidoun » ont été déployés dans la région, munis d’armes légères et moyennes, ont rapporté les mêmes sources.
Le mouvement "Hezbollah-Moujahidoun" est un groupe armé, prêtant allégeance au guide de la révolution iranienne, Ali Khaminei, avait revendiqué, au mois de novembre dernier, le tir d’obus sur un poste appartenant aux gardes-frontières saoudiens.