AA/Bagdad/Ali Jawwad
L’EIIL a revendiqué, lundi, la série d’explosions qui ont secoué la capitale irakienne, Bagdad, dimanche soir, faisant 21 morts et 71 blessés, selon une source sécuritaire. L’organisation a affirmé «cibler les forces de sécurité et les milices chiites de la Mobilisation populaire».
L’EIIL a indiqué sur l’un des sites de la mouvance, sur internet, qu’un kamikaze de l’Etat Islamique a ciblé un point de contrôle sécuritaire à Kadhimiya, et qu’une autre voiture piégée a visé un rassemblement de la Mobilisation populaire dans le quartier al-Iskan.
L’organisation a indiqué «qu’un de ses combattants est parvenu à s’infiltrer dans un site militaire dans le quartier d’Ur (nord), et s’est explosé au milieu d’un rassemblement de la Mobilisation populaire, faisant 150 morts et blessés parmi les membres des forces de sécurité et de la milice chiite».
Une source sécuritaire avait déclaré à Anadolu sous le sceau de l'anonymat, que les attaques les plus sanglantes ont eu lieu dans le quartier al-Chaab (nord), où une voiture piégée a explosé près d'un marché bondé, suivie d’une autre explosion au même endroit. Un kamikaze s’était en effet explosé au moment où la police et les passants s’étaient rassemblés, tuant 21 personnes et blessant 23 autres.
La source a ajouté que trois explosions à l’aide de voitures piégées ont eu lieu dans le quartier de Kadhimiya (nord-ouest), Iskann (ouest), et de Bounouk (nord), tuant dix personnes, et blessant 48 autres.
La même source a relevé que les forces de sécurité ont réussi à déjouer une autre attaque à la voiture piégée dans la ville de Sadr City (est).
Pour sa part, Haider al-Abadi, le Premier ministre irakien a promis, lundi, de punir l’EIIL dans les batailles à venir, suite aux attentats de dimanche dernier.