AA/Bagdad/Ali Jawwad
La Haute Commission indépendante pour les droits de l'Homme en Irak (parlementaire) a affirmé, mardi, que l’EIIL a empêché les civils de quitter la ville de Falloujah après le déclenchement des opérations militaires du gouvernement.
Fadel Gharaoui, un membre de la Commission, a affirmé, dans un communiqué dont Anadolu a reçu une copie, que «l'EIIL se sert depuis plus de trois mois, des civils de Falloujah comme de boucliers humains, et les a empêche de quitter le district. Tout individu qui n’obéit pas à ces consignes, voit ses biens confisqués».
Gharaoui a ajouté que «l’EIIL a piégé toutes les mosquées, les minarets, les bâtiments officiels ainsi que les routes menant à Falloujah, dans l’objectif d’infliger les plus grandes pertes humaines et matérielles».
Pour sa part, Aid Ammash, porte-parole du Conseil de la province d'al-Anbar (ouest), a déclaré: «l’EIIL a ouvert le feu sur des familles qui ont tenté de fuir la ville, dans les soirées du dimanche et du lundi. L’organisation a pris en otages les civils à Falloujah, et les a empêchés de sortir ».
La Mobilisation populaire (milice pro-gouvernementale) avait annoncé, lundi, avoir réussi à ouvrir un corridor sécurisé à Falloujah, permettant à environ mille familles de quitter la ville, et de se rendre dans les zones sous le contrôle du gouvernement.
Des sources militaires irakiennes avaient affirmé, lundi, que les forces gouvernementales étaient parvenues à reprendre le contrôle de trois régions stratégiques près de la ville de Ramadi, dans la province d’al-Anbar (ouest). Les sources ont souligné que des dizaines de membres de l’EIIL ont été tués et blessés dans l’opération.
Le ministère irakien de la Défense, avait, de son côté, annoncé, lundi, le déclenchement des opérations militaires pour libérer la province d'al-Anbar (ouest), du contrôle de l’EIIL, environ deux mois après l’envoi des renforts de l'armée et de la Mobilisation populaire (milices pro-gouvernementale) dans la région.