AA / Salaheddine (Irak) / Othmèn Cheleh
Dix irakiens, dont cinq policiers, ont été tués jeudi, dans des affrontements avec des combattants de l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) et leurs alliés dans le Nord de l'Irak. Les combats ont fait également 16 blessés, selon des sources médicales et sécuritaires.
Un capitaine de la police irakienne qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, a déclaré à l’Agence Anadolu que "les affrontements qui ont éclaté dans la zone de Aziz Baled (80 km au Nord de Bagdad) se poursuivaient encore". ( 08h55 GMT).
Des sources médicales de l’hôpital public de Baiji ont indiqué que cinq civils ont été tués et que quatre ont été blessés après des bombardements qui ont visé un marché populaire dans la ville située à 250 km au nord de Bagdad.
Une source locale a déclaré à Anadolu que la localité d’El Mootasam (17 km de Samarraa) est tombée mercredi soir, aux mains d’inconnus armés. « La localité est tombée après que les forces gouvernementales s’étaient brusquement retirées sans résistance", a ajouté la même source qui a préféré garder l’anonymat.
Le préfet de Samarra, Mahmoud Khalef, a affirmé que "deux obus de mortiers sont tombés mercredi tard dans la soirée, dans les rues de Chawwef et Katoul, blessant cinq civils et sept policiers". Il a précisé que "la rue de Chawwef comprend le mausolée de l’Imam Ali Hédi", un des lieux saints chiites les plus connus dans le Nord du pays.
Plusieurs villes du Nord de l’Irak, dont Mossoul et Tikrit étaient tombées aux mains des groupes armées dirigés par l’organisation EIIL après le retrait de l’armée. Des chefs de tribus considèrent les mouvements armés comme étant une «Révolution populaire sunnite contre le gouvernement injuste et sectaire dirigé par le Premier ministre sortant Nouri Al-Maliki. De leur côté, les autorités de Bagdad parlent «d’attaques terroristes»