AA/Jérusalem/ Abdel-Raouf Arnaout
Israël n’enverra pas de délégation, dans la capitale égyptienne, Le Caire, pour négocier un cessez-le-feu dans la Bande de Gaza, a annoncé, samedi, un haut responsable israélien.
« Il n’y a aucun intérêt à encourager un accord » a déclaré le haut responsable, cité par le quotidien israélien Haaretz.
Le responsable a affirmé qu’Israël mettrait fin à ses opérations militaires dans la Bande de Gaza lorsque « la situation serait rétablie.»
« Nous ne parlons plus de cessez-le-feu. Israël agira selon son propre intérêt. Nous prendrons des mesures contre les attaques de Gaza et nous en finirons avec les tunnels », a ajouté la même source.
Plus tôt samedi, un haut dirigeant du Hamas, Moussa Abu Marzook, a déclaré qu’une délégation palestinienne arriverait, dimanche, au Caire.
« La délégation présentera les demandes du peuple et des factions palestiniennes durant les pourparlers au Caire » a expliqué Abu Marzook.
Le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a, pour sa part, affirmé, vendredi, dans un communiqué, que la délégation palestinienne – qui négociera indirectement avec Israël – se rendra au Caire « quelques soient les circonstances ».
Selon le communiqué de la présidence palestinienne, la délégation sera présidée par le haut responsable du Fatah, Azzam al-Ahmad, et composée de plusieurs acteurs politiques palestiniens dont notamment, Majed Faraj, chef de l’agence des renseignements et Moussa Abu Marzouk.
Une trêve humanitaire de 72 heures, débutée vendredi à 8h00 (5h00 GMT) a échoué à peine quelques heures plus tard, lorsqu’Israël a repris ses attaques contre la ville de Rafah, en accusant le Hamas d’avoir violé le cessez-le-feu par l’attaque d’une de ses unités militaires dans le sud de Gaza.
L’armée israélienne a soutenu, par la suite, qu’un de ses officiers avait été enlevé, tandis que deux de ses camarades avaient été tués.
Le mouvement de résistance palestinien Hamas considère, pour sa part, les attaques d’Israël comme une tentative pour induire en erreur le monde et justifier ses meurtres de civils palestiniens.
Israël, qui a déjà ignoré plusieurs résolutions des Nations Unies contre ses actions dans les Territoires palestiniens occupés, a déclenché, le 7 juillet, une offensive militaire d’envergure, baptisée «Haie de protection», renforcé le 17 juillet par une invasion terrestre, avec pour motif avancé, d’affaiblir les capacités militaires des factions de la résistance palestinienne de Gaza.
Au moins 1650 Gazaouis ont été tués par Israël, jusqu’à samedi à 07:00 GMT, et plus de 8900 autres ont été blessés, dont plusieurs grièvement d’après le dernier décompte du ministère palestinien de la Santé.