AA - Washington - Bilal Muftuoglu
Le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis John Kerry a indiqué mercredi qu'aucune décision n'a été prise pour le moment à l'égard de la création d'une zone sécurisée pour les réfugiés syriens.
''Il y a de nombreux débats en cours sur les mesures que nous allons entreprendre. Pourtant, il est précoce de suggérer pour le moment que nous sommes près d'atteindre une décision à l'égard de toute forme de zone sécurisée ou zone tampon'', a-t-il annoncé dans le siège de l'OTAN à Bruxelles.
Des personnalités politiques et des diplomates de plus de 60 pays et des organisations internationales sont réunis à Bruxelles pour discuter de la stratégie contre Daesh (EIIL), qui s'empare des territoires en Syrie et en Irak depuis près d'un an.
Les propos de Kerry semblent soutenir d'autres déclarations de l'administration Obama au courant de la semaine, et clarifier le point de vue américain concernant l'idée d'une zone tampon proposée par la Turquie.
Le quotidien Wall Street Journal a rapporté lundi que les Etats-Unis et la Turquie sont sur le point de parvenir à un accord sur l'usage de la base aérienne d'Incirlik au sud la Turquie, et d'autres bases militaires, pour patrouiller dans la zone frontalière au nord de la Syrie.
''Sur le sujet de la zone d'exclusion aérienne, les Etats-Unis restent extrêmement engagés dans leurs discussions avec la Turquie, a fait remarquer Kerry. Nous poursuivons nos contacts avec nos alliés turcs sur les meilleurs moyens possibles pour le renforcement de la sécurité dans la région et le traitement du problème syrien''.
Le gouvernement turc insiste sur l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne en vue de mettre fin aux attaques perpétrées par le régime de Bachar al-Assad contre les forces de l'opposition syrienne. La Turquie souhaite, par ailleurs, la création d'un abri sûr près de sa frontière avec la Turquie pour les réfugiés fuyant les attaques de Daesh en Syrie.