AA / Tripoli / Mohamed Ennajem
L’état-major de l’armée libyenne a réitéré son attachement à la «légitimité constitutionnelle» dans le pays et à la «réalisation des objectifs de la révolution de février» 2011, qui avait mis fin au règne du colonel Mouammar Kadhafi.
L’état-major de l’armée a dénoncé dans un communiqué, diffusé lundi, tous les «actes terroristes» qui ciblent les soldats et les citoyens, affirmant œuvrer "inlassablement à éradiquer le terrorisme" avec le concours des «véritables révolutionnaires» au service de la patrie et du peuple.
«L’état-major suit les évènements sanguinaires qui secouent plusieurs villes libyennes et ne ménage aucun effort pour mettre un terme à l’effusion du sang et en finir avec l’anarchie», poursuit le communique de l’armée qui a tenu à préciser que «la scission entre les Libyens a multiplié les actes vils, œuvre des ennemis de la Patrie parmi les terroristes et les putschistes», sans avancer de noms.
L’armée a appelé, cependant, dans son communiqué à œuvrer pour «apaiser les tensions, reprendre le dialogue et barrer la route aux ennemis de la patrie aussi bien ceux de l’intérieur que de l’extérieur», insistant auprès de l’ensemble des protagonistes sur la nécessité de « dialoguer et se réconcilier afin de réaliser la paix ».
Le chef de la police militaire de l’armée libyenne, Mokhtar Fernena était apparu dimanche, dans une vidéo, annonçant «le gel des activités du Parlement libyen pour charger une instance constituante d’élaborer une Constitution et de former un cabinet d’urgence», ce qui a été réfuté par la suite par l’armée qui s’est engagée à "pourchasser tous les militaires qui tenteraient de renverser le pouvoir".
Sur un autre plan, Nouri Bousahmein, président du Conseil National Général (Parlement) et chef suprême des Forces armées avait décidé de charger une force de l’armée composée des "combattants révolutionnaires" de sécuriser la capitale Tripoli et de protéger les édifices gouvernementaux.
Bousahmein avait qualifié ce qui se passe à Tripoli dans une note rédigée à cet effet de «menace à la sécurité nationale libyenne et d’une atteinte à la révolution de Février ».
Abdelwahhèb al-Guaied, un député au Parlement a, de son côté, souligné que le conseil tiendra mardi, une séance plénière au cours de laquelle il accordera sa confiance au nouveau Premier ministre Ahmed Maatiig et débattra du dossier des «tentatives successives de putsch».