AA/ Le Caire/ Hajer Dessouki
«L’explosion du Sinaï, qui a fait des dizaines de morts et de blessés parmi les soldats de l’armée égyptienne, a été perpétrée avec un soutien étranger dont le but est de briser la volonté de l’Egypte et des Egyptiens », a lancé le président égyptien, Abdelfattah al-Sissi.
Al Sissi qui s’exprimait, samedi, lors d’une allocution diffusée par la télévision officielle égyptienne, a affirmé avoir pris «des mesures à la frontière avec la Bande de Gaza afin d'en finir avec le phénomène du terrorisme à la racine», ajoutant que «ces mesures seront nombreuses», sans donner de précisions sur leur nature.
S’exprimant sur un ton ferme, en présence des hauts responsables de l’armée, al-Sissi a affirmé que «l’attentat de Sinaï a été perpétré avec un soutien étranger dans le but de briser la volonté des égyptiens et de leur armée, dès lors que celle-ci est la pierre angulaire de l’Etat égyptien.»
Al-Sissi n’a pas précisé l’identité des parties étrangères qui seraient impliquées dans l’attentat.
«L’Egypte vit une guerre d’existence. Il y aura des victimes qui tomberont encore en martyres ... dès lors qu’il s’agit d’une guerre d’envergure», a fait savoir le président égyptien.
Appelant son peuple à la cohésion et à l’unité face à cette rude épreuve, al-Sissi a indiqué «En tant qu’Egyptiens, il faut que nous soyons tous comme le cœur d’un seul homme et que nous prenions conscience des visées de ce complot qui se trame contre nous», mettant en garde contre « les tentatives visant s’ingérer dans les affaires du peuple et de l’armée égyptienne».
"Il s’agit d’une menace réelle et sérieuse", a-t-il martelé.
Un attentat contre un barrage des forces de l’armée dans la province du Sinaï Nord, perpétré, vendredi, a fait au moins trente morts et plus de 31 blessés, selon un bilan provisoire.
A la suite de l’attentat, le président égyptien Abdelfattah al-Sissi a décrété l’état d’urgence assorti d’un couvre feu nocturne pour trois mois dans certaines régions du Sinaï, au milieu d’appels incessants des experts militaires de créer une zone-tampon dans les villes de Cheikh Zouied et de Rafah dans la province du Sinaï Nord.