Mona Saanouni
04 Décembre 2017•Mise à jour: 04 Décembre 2017
AA/Marib (Yémen)/Ali Aouidha
Le Coordonnateur humanitaire au Yémen, Jamie McGoldrick, a appelé, lundi, les parties du conflit dans la capitale Sanaa à une trêve humanitaire, mardi, pour aider les civils.
Des affrontements armés s’étaient déclenchés, mercredi dernier dans le sud de Sanaa, entre le groupe Ansar Allah (les Houthis) et les forces loyales à l’ancien président yéménite, tué lundi, Ali Abdallah Salah, augmentant ainsi la souffrance des civils.
Le Coordonnateur de l’ONU a indiqué, dans un communiqué : « Je suis profondément préoccupé par la poursuite des violences à Sanaa, qui a vu, au fil des derniers jours, un conflit perpétuel et implacable».
«Nous étions informés de la mort des dizaines de personnes en plus des centaines de blessés, dont des civils», a-t-il ajouté.
Il a appelé les parties en conflit à une trêve humanitaire, demain mardi, entre 10h et 16h, afin de permettre aux civils de quitter leurs maisons et de chercher de l’aide et de la protection, et pour faciliter le mouvement des agents de secours.
McGoldrick a indiqué que les rues de Sanaa se sont transformées en champs de guerre, et que les habitants ont été bloqués dans leurs maisons, et qu’ils ne peuvent plus se déplacer en sécurité et recevoir les soins médicaux, ni avoir accès aux matières de base tels que la nourriture, le carburant et l’eau.
«Les ambulances et les équipes médicales ne peuvent pas atteindre les blessés en raison de la poursuite des affrontements », a-t-il poursuivi.
Il a souligné que «les organisations humanitaires ont reçu des appels de secours de la part des familles bloquées dans les quartiers du conflit et qu’elles souhaitent quitter leurs demeures en sécurité ».
«Je rappelle aux parties du conflit que les attaques délibérées contre les civils, et contre les employés humanitaires et les secouristes, ainsi que les attaques contre les infrastructures civiles et médicales, sont considérées comme étant des violations flagrantes du Droit humanitaire et international, et s’élèveraient au rang de crimes de guerres », a-t-il noté.