AA/Addis-Abeba (Ethiopie)/ Addis Getachew
La Commission de l’Union Africaine (UA) a catégoriquement rejeté lundi soir, des données présentées comme les fuites d’un rapport officiel d’enquête de l’UA sur le Soudan du Sud, affirmant que le rapport n’a pas encore été publié.
«La présidente de la Commission de l’Union Africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, note avec inquiétude la récente mise en circulation de ce qui est présenté comme le prétendu rapport de la Commission d’enquête de l’Union Africaine sur le Soudan du Sud» indique un communiqué de l’organisation panafricaine.
En début du mois de mars courant, des rapports de médias ont suggéré que le rapport [de l'UA] recommande que le président sud-soudanais, Salva Kiir, et le chef des rebelles, Riek Marchar, soient exclus du futur gouvernement d’unité.
Le rapport devait être publié par le Conseil de la sécurité et la paix de l’Union Africaine (AUPSC), à la fin de janvier dernier, mais l’organisation africaine a reporté sa publication.
«La présidente souhaite affirmer de manière catégorique que le soi-disant « rapport » que l’on dit avoir été fuité, n’est pas celui de la Commission d’enquête » a insisté l’Union Africaine.
Le communiqué de l’UA a également tenu à souligner que le véritable rapport «n’a été livré à personne», notant que le Conseil de paix et de sécurité avait différé la décision de sa publication.
«La présidente souhaite, par conséquent, souligner qu’aussitôt que l’AUPSC aura examiné le rapport et décidé de sa publication, le rapport de la Commission d’enquête sera alors publié » a ajouté le communiqué.
Le Soudan du Sud qui a acquis son indépendance, en se séparant du Soudan, en 2011, a sombré dans le chaos en décembre dernier, lorsque le président sud-soudanais, Salva Kiir, a accusé le vice-président limogé, Riek Machar, d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat.
Des accusations que Machar réfute catégoriquement, les qualifiant de «complot de Salva pour se débarrasser de ses opposants politiques tout en instillant la peur chez la population».
Des milliers de sud-soudanais ont depuis perdu la vie dans le conflit, tandis qu’environ 1,7 million autres ont été déplacés.